L’UE cherchera un compromis le 30 juin sur ses dirigeants
Les chefs d’État et de gouvernement n’ont pas réussi à s’accorder, dans la nuit du jeudi au vendredi au Conseil européen, sur les nominations aux hautes fonctions de l’Union européenne. Un nouveau rendez-vous est pris pour le 30 juin.
« Le Conseil européen a eu une discussion complète sur les nominations […] Il n’y a eu de majorité pour aucun candidat », a déclaré Donald Tusk, le président du Conseil européen, en conférence de presse. Avant d’ajouter qu’il poursuivrait ses consultations la semaine prochaine.
Les négociations autour des hautes fonctions de l’Union européenne dont le mandat des actuels titulaires va toucher à sa fin (présidence de la Commission européenne, Haute-représentation de l’Union européenne pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, présidence du Conseil européen et présidence de la Banque centrale européenne) ne sont donc pas réglées.
La question la plus délicate a trait à la présidence de la Commission et au respect ou non du processus des Spitzenkandidaten, les têtes de listes désignées par les partis politiques européens pour prendre la tête de l’institution. « Ce système n’existe pas dans nos traités », a rappelé le président français Emmanuel Macron à sa sortie, lui qui s’est toujours montré sceptique à l’idée de placer à ce poste le candidat du parti européen ayant recueilli le plus de voix, tant que des listes transnationales ne seraient pas constituées.
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