Luc François va prendre la tête des activités de marchés de Natixis
Belle prise pour Natixis. La plus petite des quatre banques de financement et d’investissement (BFI) françaises va accueillir début septembre Luc François, comme head of global capital markets, ont révélé à L’Agefi plusieurs sources proches du dossier. L’ancien responsable mondial des dérivés actions de Société Générale CIB avait fait les frais de l’affaire Kerviel, alors que son alter ego, Christophe Mianné, avait été nommé à la tête des activités de marché de la BFI de Société Générale, dont il est aussi le directeur adjoint depuis début 2012.
Luc François avait rebondi, à l’été 2008, à la tête des dérivés actions et des actions européennes chez Morgan Stanley à Londres. Il a quitté la banque américaine en janvier dernier après avoir vu ses responsabilités recentrées sur les dérivés en mars 2011. Chez Natixis, Luc François va prendre le poste vacant depuis le départ de Marc Breillout au printemps 2010, lors de la réorganisation menée par De Doan Tran (ex-SG CIB) à son arrivée à la tête de la BFI.
Il sera basé à Paris où il chapeautera à la fois les marchés actions, dirigés par Jean-Claude Pétard (venu de SG CIB en 2009), et les activités de taux, change, matières premières et trésorerie (FICT). Selon une source interne, le patron de ce pôle de fixed income, Stéphane About, serait en partance pour les Etats-Unis où il remplacerait l’actuel responsable Amérique des activités de BFI, Yann Gindre. Ce dernier pourrait prendre la tête des opérations londoniennes. Le numéro un en Asie-Pacifique, Hervé Housse, serait quant à lui sur le départ. D’autres nominations devraient suivre après celle de Pascal Ségard, ex-RBS arrivé la semaine dernière à la tête des ventes FICT en Europe, selon plusieurs sources.
Luc François deviendra l’un des principaux dirigeants de la BFI au côté de Virginie Banet, en charge du coverage (couverture clients), et de Jean Cheval, patron du pôle dettes et financements. Son arrivée et les mobilités internes qui en découleraient font craindre à certains une réorganisation plus profonde des activités de BFI.
Après avoir drastiquement baissé la voilure dans le sillage de la crise des crédits subprime, Natixis est soumis à une cure d’amaigrissement moins sévère que ses concurrents français depuis la crise de la zone euro l’été dernier. La filiale de BPCE a tout de même annoncé la semaine dernière la fermeture de son courtier londonien Natixis Commodity Markets.
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