L’optimisme des gérants persiste sur les actions occidentales
Les gérants interrogés par L’Agefi dans le cadre du Panel Actions anticipent toujours une progression de 2% à 3% des places occidentales à horizon six mois. Le Nikkei est attendu en léger recul après sa flambée de plus de 16% en octobre.
Le rythme de progression des Bourses occidentales a légèrement ralenti en octobre
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crédit Sergei Tokmakov/Pixabay
Toujours plus haut. Malgré les inquiétudes géopolitiques, liées au commerce mondial ou la guerre en Ukraine, et les problèmes politiques en France, les 21 gérants du Panel Actions interrogés par L’Agefi entre les 21 et 30 octobre 2025 ont pour la plupart relevé leurs objectifs sur les places occidentales. Seul un petit quart a conservé les cibles du mois précédent. Ils restent donc positifs sur cette classe d’actifs, même si le rythme de progression a légèrement ralenti en octobre : +2,8% pour le CAC 40, +2,4% pour l’EuroStoxx 50 et +2,3% pour le S&P 500, après un gain de 2,5% à 3,5% en septembre.
La forte progression des marchés actions depuis le début de l’année (+10% pour le CAC 40 et +15,6% pour l’EuroStoxx 50) engage donc davantage de prudence que les mois précédents. Si le Panel anticipe une hausse de 2,2% de la place parisienne et de 2,6% de l’indice paneuropéen dans six mois, deux gestions (Groupama AM et State Street IM) anticipent une légère consolidation. A horizon un an, le CAC 40 pourrait encore gagner 5,2%, mais avec une forte amplitude, allant d’une stabilité (-0,2%) pour Groupama AM à un bond de 11% pour Sienna IM visant les 9.000 points. Pour sa part, l’EuroStoxx 50 pourrait progresser de 6,2%, de 1,6% pour State Street IM à 11,3% pour Richelieu Invest et Sienna IM.
La dernière saison des résultats a montré que la vigueur des entreprises américaines ne se limite pas au secteur technologique
DPAM
Si le S&P 500 a déjà gagné 16% depuis le début de l’année, il pourrait encore progresser de 2,4% à six mois et de 6,5% à un an, selon le Panel Actions. Pour Lazard, Wall Street devrait toutefois consolider, perdant 8% à six mois et encore 5% à un an. En revanche, Sienna IM vise les 8.000 points, soit encore un potentiel de 17%. La dernière saison des résultats «a montré que la vigueur des entreprises américaines ne se limite pas au secteur technologique, d’autres secteurs affichant également de bonnes performances et bénéficiant de révisions positives de leurs bénéfices, notait récemment DPAM. Nous considérons que le contexte est sain et équilibré pour les actions».
Le Nikkei reste à la traîne
Bien que les gestions aient fortement relevé leurs cibles sur le Nikkei, elles étaient loin d’avoir anticipé le bond de 16,6% sur octobre, traduisant une progression exceptionnelle de plus de 31% de la Bourse japonaise depuis le début de l’année. Aussi, le Panel anticipe un recul de 4,5% à six mois et encore de 1,1% à un an. Cependant, Sienna IM et State Street IM misent sur une consolidation de 12% à court terme. A horizon un an, les prévisions évoluent entre -10% pour DPAM et State Street IM, et +5% pour Arkéa AM. La nomination de Sanae Takaichi, nouvelle présidente du Parti libéral démocrate (PLD), comme première ministre, en coalition avec le parti japonais de l’innovation (Ishin) a entraîné une hausse des actions japonaises «dans l’attente de politiques budgétaires favorables et de mesures destinées à augmenter le pouvoir d’achat des Japonais», écrivait Edmond de Rothschild AM le mois dernier.
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