L’opération SFR a gonflé le marché français des M&A au deuxième trimestre
L’acquisition de 44% de SFR par Vivendi (11,3 milliards de dollars) a été sans conteste l’opération phare du deuxième trimestre, avec un montant près de deux fois supérieur au rachat de Rhodia par le belge Solvay (6 milliards de dollars). Ces transactions d’envergure ont nourri le marché français des fusions-acquisitions (M&A) qui a démontré une solide capacité de rebond. Les opérations impliquant une cible française ont grimpé de 80% sur un an pour atteindre 31,4 milliards de dollars.
Il s’agit, selon Thomson Reuters, des trois meilleurs mois d’activité depuis le premier trimestre de 2007. Sur le premier semestre, le volume global s'établit à 90,2 milliards de dollars. En raison de l’impact de l’opération SFR, les télécommunications ressortent en valeur, sur la période courant du 1er janvier au 21 juin, comme le premier secteur concerné par cette vigueur des M&A, devant les matériaux de base et l'énergie.
Pour les conseillers financiers, ce dynamisme s’est traduit par une hausse de 17% des commissions sur les six premiers mois de l’année, à 1,2 milliard de dollars. BNP Paribas a tiré son épingle du jeu sur les deals bouclés, s’arrogeant pour 80,3 millions de dollars d'émoluments. HSBC est également en tête pour les opérations incluant au moins une partie française, grâce à son implication dans les deux plus grosses opérations de ce début d’année.
Cette croissance du marché des M&A s’observe également au niveau mondial, avec un volume en hausse de 40% depuis le début de l’année, à 1.401 milliards de dollars. Mais le deuxième trimestre a connu un net ralentissement par rapport au premier (-23%). C’est le premier déclin trimestriel consécutif depuis le premier trimestre de 2010.
{"title":"","image":"77210»,"legend":"Classement transactions fusions acquisitions»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
« Wall Street s’inquiète peut-être, mais Main Street va bien »
Florian Ielpo, responsable de la recherche macroéconomique chez Lombard Odier IM. -
«Notre vision plus constructive reflète une amélioration de l’éventail des opportunités»
Felix Freund, responsable du crédit des marchés développés chez Aberdeen Investments. -
PARTENARIATDette AT1 : trop d’acheteurs pour trop peu de papier ?
Entre offre et demande : décryptage des ressorts techniques d’un marché difficile à ignorer.
ETF à la Une
Defiance lance le premier ETF Ucits dédié aux «Sept Magnifiques»
- Crédit Mutuel Arkéa avoue être victime d'une cyberattaque historique
- Jean-Pierre Thomas (TVI) : «Il n’y a pas de dossier Thomas Vendôme Investment mais un dossier Malakoff Humanis»
- La Société Générale supprime des postes dans sa banque de détail et ses services titres
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- Pour les banques françaises, la défaite de Donald Trump éclipse une décision de Fitch
Contenu de nos partenaires
-
Applaudimètre« Même si vous ne m’aimez pas » : au Bourget, la démonstration de force de Jean-Luc Mélenchon
Devant plus de 20 000 personnes selon les organisateurs, le candidat insoumis a présenté samedi la version actualisée de son programme L'Avenir en commun. Pour espérer battre Marine Le Pen, il compte sur des « causes communes » plutôt que sur des concessions. -
Sécurité européenne : les dirigeants européens rejettent le projet d’accord de Trump avec Moscou
Donald Trump promet la conclusion d’un vaste accord avec la Russie qui pourrait concerner « toute l’Europe ». À quelques jours de la reprise des pourparlers sur l’Ukraine à Abou Dhabi, les Européens préviennent que la sécurité du continent ne se négociera pas sans eux -
Introduction en Bourse d’Anthropic : le krach des valeurs de l’IA fait fondre la valorisation espérée
Après la chute historique du Nasdaq jeudi, les investisseurs intéressés par l’introduction en Bourse du créateur de Claude n’évoquent plus qu’une valorisation comprise entre 1 100 et 1 300 milliards de dollars, très loin des 2 000 milliards encore envisagés début octobre