Loi Macron : une inquiétante étude d’impact pour les professions règlementées
Le gouvernement avait missionné France Stratégie - un organisme de réflexion qui dépend du premier ministre - pour mettre en place un groupe d’experts indépendants chargé de réaliser une étude d’impact sur la loi pour la croissance et l’activité. France stratégie a rendu sa copie. Et les conclusions ne vont pas ravir les notaires.
Analyse des réformes du notariat en Europe. Le volet de la loi Macron relatif aux professions du droit ne satisferait pas suffisamment aux objectifs d’ouverture plus importante de ces métiers du droit à la concurrence. Pour formuler cette conclusion, les auteurs de l’enquête s’appuient sur l’analyse des réformes du notariat intervenues aux Pays-Bas, en Angleterre et Irlande qui ne seraient pas allées assez loin pour permettre d’atteindre les bénéfices escomptés, à savoir augmenter la concurrence pour faire baisser les tarifs et améliorer la couverture du territoire.
Défavorable à l’indemnisation pour les notaires. L’étude critique aussi le dispositif permettant à un notaire de se faire indemniser par un notaire voisin qui s’installe, un système qui n’inciterait pas à la baisse des prix. Elle insiste aussi sur l’importance de corréler les tarifs au cout réel, indiquant « si tel n’était pas le cas, la création d’un couloir tarifaire risque de ne pas conduire à une réelle amélioration de la situation existante ».
Une péréquation nationale souhaitable, zonage inutile. Par ailleurs, elle est favorable à l’instauration d’un système de péréquation nationale (soit un fonds de péréquation géré par les notaires, soit un système de taxation des actes géré par la puissance publique) entre les études rentables et celles qui le sont moins. France stratégie met en doute l’utilité d’un zonage, dès lors que le citoyen, qui n’effectue que peu d’actes dans sa vie, peut se déplacer pour faire jouer la concurrence entre les notaires.
Plus d'articles du même thème
-
La stratégie de TotalEnergies paie à tous les étages
Le pétrolier a confirmé ses objectifs à l'horizon 2030 et donné de la visibilité au-delà. Il annonce aussi une hausse de son dividende de 5% par an sans renoncer à ses ambitions dans l’électricité. -
Les paris sont lancés sur le futur directoire de la BCE
Les deux tiers des postes seront renouvelés d’ici à fin octobre 2027. Les tractations vont probablement s’accélérer en vue d’accords précédant l'élection présidentielle françaises. Pas sûr qu’elles aboutissent cependant avant le départ effectif d’Isabel Schnabel le 3 janvier prochain. -
La ruée vers le Luxembourg grippe les ouvertures de contrats d’assurance-vie
Suscitant un attrait croissant auprès des épargnants français, l’assurance-vie luxembourgeoise voit affluer les souscriptions. Mais les assureurs peinent à suivre le rythme, entraînant un allongement des délais d’ouverture des produits d'épargne.
ETF à la Une
Les secrets de la performance record d'un ETF sur le fret maritime
Contenu de nos partenaires
-
Royaume-Uni : Andy Burnham au défi de reconquérir sa base
Les militants du Labour veulent donner sa chance au Premier ministre, dont les débuts à Downing Street sont appréciés. Mais il va devoir présenter rapidement des résultats concrets pour convaincre -
Guerre des nerfsAu procès de Rachida Dati, une défense au bazooka face à de lourdes réquisitions
Les avocats de l'ancienne ministre accusée de corruption dans l'affaire Renault-Nissan ont tenté d'affaiblir la démonstration du PNF sur du lobbying supposé à Bruxelles -
Machine arrièreChoc fiscal : 37 milliards déjà, et ce n'est pas fini...
Selon le nouveau bilan des prélèvements obligatoires dressé par l'Institut Rexecode, les hausses d'impôts enregistrées depuis la dissolution ont déjà annulé la moitié des baisses menées depuis 2014. Sans parvenir à faire diminuer le déficit public pour autant