L’Insee devient plus optimiste que Bercy pour la croissance
Après la levée progressive des contraintes sanitaires, l’optimisme retrouvé des entreprises et des ménages milite en faveur d’une reprise soutenue de l’activité économique en France d’ici à la fin de l’année, montre la dernière note de conjoncture publiée ce jeudi par l’Insee. En moyenne annuelle, le produit intérieur brut (PIB) afficherait une hausse de 6% en 2021 après avoir enregistré une chute de 8% l’an dernier. Cette prévision est supérieure à celle de Bercy qui table toujours sur une progression du PIB de 5% cette année en raison du risque sanitaire persistant.
L’activité serait portée par la demande intérieure, en particulier par la consommation des ménages (+5,2% prévu contre -7,2% réalisé en 2020), alors que la contribution des échanges extérieurs serait légèrement négative. «En juin, la confiance des ménages a ainsi retrouvé son niveau d’avant-crise et le climat des affaires se situe au plus haut depuis 2007», relève l’institut de conjoncture. En intégrant les révisions intervenues sur la série passée des comptes nationaux, le PIB augmenterait de 0,7% au deuxième trimestre par rapport au premier, plus fortement qu’attendu jusqu'à présent, après avoir reculé de 0,1% entre janvier et mars. En l’absence de nouvelles restrictions sanitaires sévères, la croissance de l’activité en rythme séquentiel s’élèverait à 3,4% au troisième puis à 0,7% au quatrième trimestre. En décembre 2021, l’économie française devrait ainsi être quasiment revenue à son niveau de fin 2019.
Malgré la création anticipée d’environ 320.000 emplois salariés sur l’ensemble de l’année, l’augmentation de la population active conduirait à une quasi-stabilisation du taux de chômage à 8,2% à fin 2021, contre 8,1% un an plus tôt. Alimentée par la hausse des matières premières, en particulier celle des cours du pétrole, l’inflation d’ensemble rebondirait à 1,5% en moyenne annuelle, après une hausse limitée à 0,5% en 2020.
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