«L’exposition élevée du CAC 40 au secteur du luxe devrait peser sur le début d’année»
L’Agefi : Pourquoi anticipez-vous une stabilisation de la place parisienne en 2024 ?
Olivier Cassé : Son exposition élevée au secteur du luxe, souffrant d’une base de comparaison difficile, de l’incertitude sur la dynamique chinoise et d’une demande américaine et européenne potentiellement en baisse sur le premier semestre, devrait peser à notre avis sur l’orientation globale de l’indice français sur le début d’année. Son potentiel de hausse nous paraît ainsi limité en comparaison aux autres indices européens. Le point clé se situera mi-année avec la nécessité de percevoir des signes tangibles de reprise économique en Chine et en Europe afin d’alimenter les espoirs de stabilisation, voire de hausse des bénéfices d’entreprises, ce qui nous semble prématuré à ce jour.
Quelles sont les raisons du recul attendu du S&P 500 au premier semestre ?
Notre vision prudente à court terme réside essentiellement sur les attentes des investisseurs, que nous jugeons actuellement trop optimistes, sur le calendrier et le rythme de baisse des taux directeurs de la Fed en 2024. Nos anticipations de bonne tenue de l’économie américaine ne nous permettent pas en effet d’entrevoir une inflexion de la banque centrale dès le premier trimestre, malgré la poursuite du ralentissement de l’inflation.
A lire aussi : La prudence prévaut en Bourse après les fortes progressions de 2023
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