L’Europe prend du retard en matière de fusions-acquisitions
Si depuis le début de l’année le plongeon des fusions-acquisitions est mondial (-40 % à 2.074 milliards de dollars), il est bien plus marqué côté européen (-50 %) que côté américain (-40 %). Tant et si bien que contrairement à l’an passé, l’Europe se trouve désormais derrière les Etats-Unis en termes de volumes, avec 378,4 milliards de dollars, contre 441,5 milliards.
Si l’on excepte les transactions récentes entre Porsche, Volkswagen et le Qatar (pour plus de 15 milliards de dollars), force est en effet de constater que les grandes opérations structurantes restent encore rares en Europe. En revanche, la cession d’actifs de Procter & Gamble à Warner Chilcott pour 3,1 milliards de dollars montre que les cibles américaines de taille peuvent trouver preneur.
« Cette avance peut être trompeuse, tempère un banquier. Car la taille normative du marché américain est plus importante. Ceci étant, il faut aussi rappeler que les opérations en actions sont traditionnellement plus nombreuses aux Etats-Unis et qu’il n’y a pas sur ce marché, contrairement à l’Europe, de problématique nationale. Ce qui, en période de crise, peut faciliter les transactions ».
La rentrée semble confirmer le meilleur dynamisme américain. Alors que la plus grosse opération de la semaine impliquant une partie européenne (le luxembourgeois Skype) s’élève à 1,4 milliard d’euros, les Etats-Unis ont vu se réaliser les rapprochements Disney-Marvel (4 milliards de dollars) et Baker Hugues-BJ Services (5,5 milliards). Sans compter l’offensive du japonais Dainippon Sumitomo sur Sepracor pour 2,6 milliards de dollars, qui confirme le poids de la santé dans les M&A aux Etats-Unis. A fin juin, il était de 39 %.
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