L’essor des énergies vertes provoquera l’explosion de la demande de minéraux et de métaux
L’essor des énergies «vertes» (éolien, solaire) et leur stockage par batteries risque de « faire exploser la demande de divers minéraux et métaux, tels que l’acier, l’aluminium, l’argent, le cuivre, le plomb, le lithium, le manganèse, le nickel et le zinc, ainsi que de certains éléments de terres rares (ETR) », s’alarme la Banque Mondiale (BM) dans rapport publié le 18 juillet.
Soulignant l’importance de la transition vers ces nouvelles technologiques dites sobres afin de limiter les émissions de CO2 et la hausse de la température moyenne conformément à l’accord sur le climat de Paris, la BM laisse entendre que l’essor des nouvelles technologies de production d’énergies n’est pas dénué de risques environnementaux.
Les pays en développement, riches en minéraux, sont et devraient plus encore devenir des acteurs clés de l’essor des technologies vertes et les principaux bénéficiaires de cette évolution. Le rapport de la BM souligne que « d’après les tendances actuelles, le Chili, le Pérou et (peut-être) la Bolivie joueront un rôle essentiel dans l’offre de cuivre et de lithium, de même que le Brésil pour la bauxite et le minerai de fer, ainsi que l’Afrique australe et la Guinée pour le platine, le manganèse, la bauxite et le chrome.
La Chine restera un acteur de premier plan, tant sur le plan de la production que du niveau des réserves, pour quasiment tous les métaux essentiels dans les différents scénarios de réduction des émissions de carbone. L’Inde occupe une place dominante pour le fer, l’acier et le titane, tandis que l’Indonésie, la Malaisie et les Philippines sont bien placées pour la bauxite et le nickel. Enfin, la Nouvelle-Calédonie dispose de gigantesques réserves de nickel, qui servent aujourd’hui à fabriquer les batteries des véhicules électriques. »
Pour ne pas provoquer de nouveaux dégâts environnementaux, il s’agit pour les pays concernés, d’adopter une stratégie adaptée qui, sur la durée, permettra de réduire les émissions de gaz à effet de serre et ne pas compromettre cet avenir « sobre » prévu lors de l’accord de Paris.
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