Les ventes de blocs maintiennent en vie le primaire actions européen
Le marché primaire actions européen, qui connaît sa pire année en terme de volumes depuis au moins douze ans, survit en partie grâce aux fonds de private equity. Le capital investissement, à travers des ventes de blocs, a en effet été un bon pourvoyeur de transactions, représentant 11% des montants d’ECM (equity capital markets) en Europe cette année, un niveau historiquement élevé selon Dealogic. Entre 2000 et 2010, cette proportion n’a jamais dépassé 5%.
La dernière opération en date concerne Ziggo. Le 31 juillet, Cinven et Warburg Pincus ont vendu 14,5% du câblo-opérateur néerlandais pour 681 millions d’euros. Introduit en Bourse en mars, Ziggo constitue à ce jour la plus grosse IPO européenne en 2012 avec plus de 800 millions d’euros levés. La transaction avait laissé espérer une reprise du marché, avant que l’aggravation de la crise en zone euro ne renvoie les autres projets dans les cartons. Cinven et Warburg ont fait une bonne affaire, cédant mardi leur part à environ 30% au-dessus du prix d’entrée en Bourse.
Tandis que les IPO sont au point mort, les augmentations de capital sont de plus en plus difficiles à mener. En témoigne Fondiaria Sai, qui essayait de lever 1,1 milliard d’euros: l’assureur italien a indiqué mercredi que 32% de ses titres n’avaient pas trouvé preneur. Et encore, l’offre a été souscrite à 31% par Unipol, dans le cadre de la fusion des deux groupes. Les 11 banques qui garantissaient le placement, dont Barclays, Credit Suisse, Deutsche Bank, Mediobanca, Nomura, UBS et UniCredit comme chefs de file, se retrouvent donc «collées» avec des titres à reclasser sur le marché. Une demi-surprise, tant le dossier Fondiaria-Unipol laisse les analystes sceptiques depuis son annonce.
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