Les start-up se préparent à affluer vers Wall Street

Dans la foulée de Snap, de nombreuses entreprises de technologies visent une entrée en Bourse.
Antoine Landrot
Nyse marché US New York Stock Exchange Wall street
Après les start-up, licornes et super-licornes sont attendues à Wall Street.  -  Photo Nyse.

L’année 2017 verra-t-elle une myriade de start-up tenter l’aventure boursière aux Etats-Unis ? Ces jeunes sociétés technologiques devraient voir l’une de leur plus illustre représentante frayer avec la Bourse en mars prochain : si l’on se fie à son avis préliminaire déposé à l’automne, Snap (l’éditeur de l’application Snapchat) cherche à lever entre 20 et 25 milliards de dollars sur le marché des valeurs technologiques. Si elle menait à bien son projet, elle serait ainsi la toute première «super-licorne» (start-up non cotées valorisées plus de 10 milliards) à tester l’appétit du marché.

L’opération devrait être scrutée avec attention par la quinzaine de start-up, évaluées entre 500 millions et quatre milliards de dollars, qui lorgnent la Bourse : AppDynamics, Apttus et Greenwave Systems font partie de celles qui ont annoncé leurs intentions, par le biais de déclarations ou d’avis boursiers. LogRhythm, qui a gelé ses plans en 2016 en raison d’un marché des introductions en Bourse (IPO) difficile, a l’intention de relancer ses plans en cas d’appétit des investisseurs.

Retenir les talents

D’autres font l’objet de rumeurs précises: Anaplan, Appian, AppNexus, Avalara (qui se valoriserait 1 milliard de dollars), Carbon Black, ForeScout, MuleSoft (évaluée aussi à 1 milliard), Pluralsight, Okta (valorisée 1,2 milliard de dollars lors de son dernier tour de financement), Tintri, ou encore Yext.

La plupart d’entre elles sont des éditeurs de logiciels. La confirmation de l’intention de ces sociétés et le succès de leurs IPO seraient des signaux très favorables, le sous-secteur des logiciels étant considéré comme un thermomètre du secteur des technologies. Ainsi, alors que seulement six éditeurs ont fait leur entrée en Bourse l’année dernière aux Etats-Unis, le secteur dans son ensemble a vu le nombre d’IPO reculer d’un cinquième et le montant d’environ 60% par rapport à 2015. Avec 20 élus, le nombre d’entreprises technologiques qui ont découvert la Bourse a atteint son plus bas niveau depuis 2008.

Pour les start-up, la perspective d’une IPO est très souvent le moyen de retenir leurs talents. Les fonds de capital-risque, actionnaires de longue date des candidats aux marchés cotés, ont également intérêt à voir leurs poulains découvrir le marché actions. Ils doivent en effet dégager des plus-values pour satisfaire leurs souscripteurs.

La pression sera d’autant plus forte cette année que derrière ces sociétés de taille moyenne, se profilent d’autres super-licornes, comme Uber, Xiaomi, Airbnb, ou encore Palantir, qui pourraient vouloir suivre l’exemple de Snap.

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