Les spreads en zone euro retrouvent des niveaux normaux
L’été aura permis aux spreads de la zone euro de poursuivre leur resserrement. L’écart de rendement entre l’OAT française à 10 ans et le Bund allemand s’est stabilisé depuis le milieu du mois de juillet à environ 25 pb, revenant ainsi à ses niveaux prévalant avant les tensions enregistrées lors de la campagne pour les élections présidentielles françaises. Il avait alors atteint un plus haut de 80 pb. Le rendement à 10 ans de la France est en outre désormais repassé en dessous de celui de la Belgique, pour la première fois depuis le mois de septembre 2016, alors qu’il lui était supérieur d’un plus haut de 25 pb en février. Le spread de l’OAT contre le rendement néerlandais s’est resserré de 45 pb depuis février pour revenir à un niveau de 15 pb. De quoi confirmer le retour de la France parmi les pays cœur de la zone euro.
Les spreads français ne sont pas les seuls à avoir profité de ce mouvement. Le rendement italien à 10 ans s’est resserré de 45 pb face au Bund en seulement 2 mois, comme celui du Portugal. Ce dernier a même vu son niveau de spread se resserrer de 150 pb depuis février face au Bund, alors que celui de l’Italie et de l’Espagne ont reculé de seulement 45 pb. Même l’écartement des rendements à 10 ans entre ces deux derniers pays a connu un répit en repassant sous le seuil des 50 pb, après avoir grimpé à 73 pb début juin. «La faiblesse de l’inflation et les chiffres de croissance encourageants en zone euro ont permis de soutenir le resserrement des spreads à moyen terme, et s’accompagnent de facteurs saisonniers en juillet et août favorisant le portage et la recherche de rendements», explique SG CIB.
Le rendement du Bund s’est légèrement détendu de 10 pb depuis mi-juillet, tirant également avec lui à la baisse ceux des autres pays cœur de la zone euro, dans une proportion à peu près identique. Dans le même temps, les obligations d’Etat des pays périphériques ont quant à elles offert une performance supérieure, avec des baisses de rendement 10 ans comprises entre 25 et 32 pb. Ce resserrement de spread intervient alors que l’annonce prévue en septembre d’un ralentissement des achats d’actifs de la BCE fait craindre des tensions sur les titres les plus risqués à moyen terme. La BCE est entrée dans la phase estivale de son QE, avec des rachats d’obligations d’Etat limités à moins de 10 milliards d’euros sur la semaine achevée le 28 juillet, soit environ 80% de ses volumes totaux moyens.
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