Sans compter la glissade de Dixons Carphone hier, les groupes britanniques sont responsables de onze des vingt plus grosses chutes boursières subies cette année en un jour sur le Stoxx 600.
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Olivier Pinaud
Dixons Carphone est venu allonger hier la liste des plongeons boursiers à la Bourse de Londres. Le cours du distributeur de produits d’électronique et de téléphonie mobile s’est effondré de 23,16%, soit de très loin la plus forte baisse de l’indice européen Stoxx 600.
La veille, WPP avait plongé de 11% à la suite d’une révision à la baisse de sa prévision de croissance annuelle. Lundi, c’était le groupe de crédits à la consommation Provident qui avait essuyé la colère du marché: son cours s’était écroulé de 66,22% dans la journée, soit la plus forte baisse subie par un groupe du Stoxx 600 depuis le début de l’année.
Dégradation de l’environnement économique
Ces trois mésaventures confirment une tendance visible depuis le début de l’année à la Bourse de Londres. Sans compter la glissade de Dixons Carphone hier, les groupes britanniques sont responsables de onze des vingt plus grosses chutes boursières subies cette année en un jour sur le Stoxx 600. Après Provident viennent par exemple Petrofac (-29,95% en mai), Pearson (-29,08% en janvier) et BT Group (-20,79% en janvier également).
Seul le groupe suisse Aryzta, copropriétaire de Picard Surgelés, parvient à empêcher un grand chelem britannique avec une dégringolade de 31,99% toujours en janvier.
La multiplication de ces plongeons, provoqués pour la plupart par des avertissements sur résultats, illustre la dégradation de l’environnement économique pour les entreprises britanniques. Comme l’a une nouvelle fois montré hier la publication en deuxième estimation du PIB (+0,3% au deuxième trimestre), la consommation fléchit au Royaume-Uni, ce qui pénalise les groupes très exposés à l’économie locale.
Les dernières statistiques de Barclays montrent que le consensus de bénéfice par action pour 2018 des entreprises exposées à l’économie britannique a été abaissé de 0,2 point à l’issue de la saison de publication des résultats semestriels. Celui des groupes plus fortement présents en Europe a été relevé au contraire de 0,3 point.
Ces doutes se retrouvent au final dans la progression des indices boursiers. Exprimé en euros, le FTSE 100 a baissé de 4% environ depuis le début de l’année, quand dans le même temps le CAC 40 gagnait 5% et le DAX 6%.
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