Les petites transactions animent le marché français du LBO
Banquiers conseils et professionnels du capital investissement mettent à profit les derniers jours de juillet pour boucler quelques transactions en France dans le compartiment des entreprises de taille moyenne. Hier, Montefiore a annoncé une prise de participation dans Demos, le spécialiste de la formation coté sur Alternext. Une opération modeste: la société réalise 3 millions d’euros d’Ebitda et capitalise moins de 17 millions en Bourse.
La semaine dernière, c’est HIG Capital qui a réalisé sa première sortie en France en cédant Diam International à LBO France, associé à BNP Paribas Développement. Le fonds avait racheté en 2007 le spécialiste de la publicité sur le lieu de vente dans les cosmétiques, qui a réalisé l’an dernier 166 millions d’euros de chiffre d’affaires. Le prix de la transaction, non dévoilé, tournerait autour de 65 millions, soit cinq fois l’Ebitda. Conseillé par Rothschild, HIG a cependant réinvesti en partie dans la société en souscrivant une dette mezzanine.
BNP Paribas Développement était aussi hier dans le camp des vendeurs. Il a cédé le fabricant de volets roulants TBS (22 millions de chiffre d’affaires), en portefeuille depuis 2003, à l’industriel Atrya.
Outre la signature définitive du rachat de Fives par Axa PE, estimé à 800 millions d’euros, la semaine écoulée a aussi vu aboutir une transaction plus petite : la vente de Kermel à Qualium. Equistone a officialisé la cession du fabricant alsacien de fibres pour vêtement de protection contre la chaleur. L’ex-Barclays PE, qui avait investi en 2007, aurait réalisé 2,2 fois sa mise dans cette transaction évaluée à plus de 80 millions d’euros. Qualium a préempté la transaction en mettant 100% d’equity puis a monté un financement «unitranche» apporté par Axa PE et IFE Mezzanine. Ce substitut à la dette bancaire connaît un succès croissant en France depuis 2011 en raison de la frilosité des banques. Selon une source proche, celles-ci proposaient dans le dossier Kermel des prêts amortissables laissant moins de flexibilité à la société qu’une dette in fine.
Par ailleurs, le dossier Pomme de Pain, annoncé plusieurs fois à la vente ces dernières années, pourrait enfin déboucher. Acto Capital céderait la chaîne de restauration rapide au groupe Le Duff, selon Les Echos.
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