Les opérations de fusions et acquisitions se sont réveillées dans l’immobilier
Le marché immobilier fait preuve d’un dynamisme retrouvé en matière de fusions et acquisitions au niveau mondial. Depuis début 2011, la valeur des opérations de croissance externe des entreprises du secteur a globalement augmenté de 27% pour atteindre 249 milliards de dollars, selon les dernières statistiques de Dealogic arrêtées au 8 décembre (voir graphe).
Si ce montant est de 45% inférieur au record de 454 milliards de dollars qui remonte à 2007, il représente 9,4% de la valeur totale des transactions tous secteurs confondus et fait quasiment jeu égal avec le secteur pétrolier et gazier qui reste sur la première marche du podium.
Les opérations comprises entre 100 et 500 millions de dollars représentent 36,5% du total après avoir augmenté de 18% d’une année sur l’autre; en deuxième position figurent les transactions supérieures à 1 milliard de dollars qui constituent 25,5% de l’ensemble après une hausse de 53% sur la période.
La progression de 45% à 78,5 milliards de dollars des opérations de rapprochement dans l’immobilier outre-Atlantique a largement contribué à cette reprise. Sur les cinq plus importantes transactions annoncées cette année, trois d’entre elles concernent les Etats-Unis (rachat d’AMB Property par ProLogis, reprise de Centro Properties par Blackstone et acquisition de Nationwide Health Properties par Ventas).
L’Asie-Pacifique reste également dynamique avec une croissance de 35% des opérations de consolidation à 90 milliards. En revanche, l’Europe dans son ensemble affiche un repli en rythme annuel de 7% à 54,4 milliards. Si l’Allemagne (+6% à 7,8 milliards) et la France (+7% à 8,4 milliards) tirent leur épingle du jeu, la valeur des transactions s’est effondrée de 32% au Royaume-Uni à moins de 11,6 milliards de dollars.
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