La banque d’affaires Alantra a recensé 38 opérations (OPA, OPE, OPRA...) depuis le début de l’année, soit déjà deux de plus que sur l’ensemble de 2016.
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Olivier Pinaud
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La reprise économique et la faiblesse prolongée des taux d’intérêt poussent à l’action. Selon le baromètre dévoilé ce matin par la banque d’affaires Alantra, trente-et-une offres publiques (offres d’achat, d’échange, de retrait…) ont été annoncées ou déposées en France au premier semestre, neuf de plus que l’an dernier à pareille époque. Au premier semestre 2015, Alantra en avait recensé seulement dix-huit.
«Depuis la fin du premier semestre, sept offres publiques supplémentaires ont été annoncées ou déposées, ce qui porte le total à trente-huit opérations depuis le début de l’année, soit déjà deux de plus que sur l’ensemble de 2016 », précise Olivier Guignon, associé chez Alantra. La barre des quarante devrait ainsi être facilement franchie cette année.
La faiblesse des coûts de financement incite à mener des opérations sur le capital des structures cotées. Pour cela, l’usage d’une offre publique simplifiée, qu’elle soit d’achat ou d’échange, voire de rachats d’actions, est de plus en plus courant: Alantra en a recensé vingt au premier semestre, contre quatorze l’an dernier à fin juin. Les initiateurs s’évitent ainsi le risque de voir leur offre déclarée caduque s’ils échouent à atteindre le seuil minimal de 50% du capital.
Cette offre simplifiée, qui vise souvent à réduire la taille du capital, peut aussi constituer une «rampe de lancement» pour une future offre visant à retirer la société de la Bourse, indique Alantra. Sur ce plan, Olivier Guignon, souligne que «l’assouplissement des règles sur la radiation rassure les initiateurs sur leur capacité à retirer la cible de la Bourse à l’issue de leur offre ce qui peut encourager le lancement d’opérations».
Alantra a également noté un usage de plus en plus courant de la pré-offre, période située entre l’annonce publique du projet et le dépôt officiel de l’offre. Sur les trente-et-une offres publiques du premier semestre, 87% comprenaient une pré-offre. «Cela permet à l’initiateur de l’offre de fixer le niveau de prime avant que d’éventuelles rumeurs créent un mouvement de spéculation sur le cours de Bourse. Cela laisse également le temps de préparer plus sereinement toute la documentation nécessaire sans craindre des fuites», explique Olivier Guignon.
Enfin, si «à 23,2%, la prime médiane a légèrement baissé par rapport aux 24,5% enregistrés l’an dernier à pareille époque, elle reste néanmoins intéressante, d’autant que le CAC 40 a progressé de 8% sur la période», indique Olivier Guignon.
La banque italienne détient désormais directement et indirectement près de 39% du capital de sa concurrente allemande dont les dirigeants viennent officiellement de rejeter l’offre d’achat.
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