Les méga levées de fonds LBO attirent de nouveau les investisseurs
L’été a été fructueux pour les levées de fonds. Après Cinven en mars et Silver Lake en avril, quatre autres sociétés de LBO ont clos des véhicules de plus de 4,5 milliards de dollars (3,4 milliards d’euros). Fin juin, Apax s’est arrêté à 5,8 milliards d’euros au bout de 15 mois, un peu en deçà de son objectif. En juillet, l’américain Providence a tout juste atteint le sien, également révisé à la baisse, tandis que son compatriote KKR bouclait un fonds record en Asie. Enfin CVC a déjoué les statistiques. En sept mois seulement, le groupe britannique a levé 10,5 milliards d’euros.
Au total, les six mégafonds bouclés depuis le début de l’année ont attiré 49 milliards de dollars d’après les données de Preqin. Au 29 août, ils représentent 48% des 103 milliards de dollars levés dans le monde, par 84 fonds. L’an dernier, l’industrie avait totalisé 94 milliards d’engagements nouveaux dans 131 véhicules et seuls quatre mégafonds avaient réussi à séduire les investisseurs. Le plus gros d’entre eux, géré par Advent, avait attiré 8,5 milliards de dollars.
L’année 2013 semble bien partie pour battre les 110 milliards collectés en 2009, mais il ne reste que quatre mois pour tendre vers la barre des 200 milliards, allègrement dépassée de 2006 à 2008, pendant l’âge d’or des LBO. La compétition est féroce: à ce jour, 278 fonds visent un total agrégé de 204 milliards de dollars, estime Preqin.
Parmi eux, sept mégafonds sont toujours à la recherche de capitaux. Plusieurs grands noms anglo-saxons, tels Carlyle, Bain, Permira ou encore KKR (cette fois pour un fonds nord-américain), se disputent la faveur des investisseurs, très regardants sur les performances passées. En haut de la liste, Apollo vise 12 milliards de dollars pour son huitième véhicule. Le précédent avait battu tous les records en 2010, en attirant 16,2 milliards de dollars de capitaux.
Aujourd’hui, aucun géant du LBO n’affiche des ambitions supérieures à ses campagnes passées. Mais le curseur reste difficile à placer. CVC disait espérer 9 milliards d’euros avant de quasiment réitérer sa performance de 2009 (10,75 milliards). Apax visait la même somme avant de réduire ses prétentions d’un tiers, à 6 milliards. Loin des 11,2 milliards atteints par son millésime 2008.
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