Les marchés actions continuent leur quête des sommets
Les marchés actions ont établi de nouveaux sommets. Une euphorie qui inquiète au plus haut niveau. Certains estiment les valorisations non justifiées au vu du contexte économique. En Europe, l’indice Stoxx Europe 600 a atteint 405 points avec un gain de 19,9% depuis le début de l’année. Mais c’est Wall Street qui bat tous les records. Le S&P 500 progresse de 22,9% depuis janvier. Depuis la crise, celui-ci a été multiplié par plus de quatre. A la différence du benchmark européen qui a été multiplié par deux et vient juste de dépasser ses sommets passés.
«Plusieurs facteurs ont contribué au rebond des dernières semaines, indique Emmanuel Cau, stratégiste actions chez Barclays. Après un an de recul des indicateurs macroéconomique, on assiste désormais à une stabilisation». Par ailleurs, si la croissance bénéficiaire est en retrait, il n’y a pas eu d’effondrement, comme certains le craignaient, au troisième trimestre. Sans oublier le soutien monétaire des banques centrales.
Les risques politiques et géopolitiques se sont également apaisés. C’est le cas du Brexit mais surtout du conflit entre la Chine et les Etats-Unis. «A court terme, il va falloir que certaines des attentes du marché, comme celle d’un accord entre la Chine et les Etats-Unis, soient validées», prévient toutefois Emmanuel Cau.
Pour les stratégistes de JPMorgan, le marché actions a encore un potentiel car, même si les flux reviennent, les investisseurs restent peu investis en actions. Surtout le risque de récession est limité à un an, selon JPMorgan qui rappelle qu’au cours des cycles passés, quand la Fed a commencé à relever ses taux, le marché actions a toujours enregistré une forte performance dans les douze mois.
Un changement s’est opéré sur les marchés actions ces dernières semaines. La stabilisation macroéconomique et l’espoir d’une trêve dans la hausse des tarifs douaniers mais aussi la hausse des taux longs ont permis une réallocation vers les actions décotées. «Le rebond est important mais on part de très bas. On est juste revenu à leurs cours du milieu de l’été», poursuit le stratégiste pour qui il y a plus de valeur dans les actions hors Etats-Unis d’autant que la perspective des élections américaines et les craintes liées a l’approche de la fin de cycle risquent de peser sur Wall Street. JPMorgan est récemment passé à neutre sur les actions américaines. Ses stratégistes sont positifs sur l’Europe qui devrait notamment bénéficier de la hausse des taux longs en raison de son biais value.
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