Les levées dans le private equity reculent à leurs plus bas niveaux depuis 2003
A 41,3 milliards de dollars (33,4 milliards d’euros), les capitaux levés dans le secteur du capital investissement ont atteint leurs plus faibles niveaux depuis 2003 (19 milliards de dollars au troisième trimestre), selon des données de la société Preqin. Pour autant, «alors que les opérations commencent à reprendre, il va y avoir un besoin accru pour un nombre significatif de grands fonds de lancer de nouveaux véhicules vers fin 2010 et début 2011», relève Tim Friedman, porte-parole de Preqin.
Mais la donne a été modifiée. Dans le sillage de la crise, les investisseurs institutionnels (LP, limited partners) ont vu leur pouvoir de négociation accru face aux fonds d’investissement. 81% d’entre eux ont ainsi constaté un rééquilibrage en leur faveur l’an passé concernant les termes et conditions des levées de nouveaux véhicules, selon un sondage réalisé par Preqin en mai dernier auprès de cinquante LP.
Sur les fonds LBO levés en 2010 pour un montant supérieur à un milliard de dollars, les commissions de gestion facturées aux LP se sont établies en moyenne à 1,6%, soit un recul de 32 points de base par rapport au pic de 1,9% atteint sur le millésime 2008. Celles des fonds immobiliers se sont élevées à 1,25%, reflétant une baisse de 50 points de base par rapport au pic de 2007.
Parallèlement, les LP intensifient leurs programmes d’investissements directs dans les sociétés non cotées. De 35% à l’été 2006 et de 41% à l’hiver 2007-2008, la part des investisseurs réalisant ce type d’investissement ressort à 49%, selon le dernier baromètre Coller Capital dévoilé mi-juin.
«La moitié de ceux-ci le font sur des transactions propriétaires (donc pas seulement sous forme de co-investissements). Cependant, 41% des investisseurs envisagent d’étendre leurs investissements directs dans des sociétés non cotées au cours des trois prochaines années», relève le baromètre.
Pour un professionnel du capital investissement, «les LP ne veulent plus laisser l’argent dormir et souhaitent voir baisser les commissions de gestion versées. La tendance est à une réduction du montant des véhicules des fonds. Ces derniers tendent dès lors à privilégier l’accompagnement de co-investisseurs, pouvant être des LP, sur certaines opérations supérieures à leur capacité d’investissement».
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