Les investisseurs disposent d’une poche de cash élevée
Une montagne de cash qui ne demande qu’à s’investir sur les marchés actions. C’est la conviction d’Alain Ferry, président de la Sicav Amplegest. «Les investisseurs, et notamment les gérants diversifiés, sont restés pour la plupart sous-investis sur les marchés actions et ont donc manqué la hausse. Ils attendent une confirmation de l’amélioration de la conjoncture ou un accord entre les Etats-Unis et la Chine sur le commerce pour revenir sur le marché». Un tel mouvement permettrait aux marchés actions de poursuivre leur rebond cette année. Ils progressent de plus ou moins 16% en Europe et aux Etats-Unis. Les investisseurs sont restés très prudents, privilégiant obligations et liquidités malgré les faibles rendements. Près de 90 et 70 milliards de dollars de flux se sont dirigés vers les obligations et les fonds monétaires alors que les actions ont subi près de 80 milliards de sorties, notent les stratégistes de Barclays dans leur dernier relevé du positionnement des investisseurs en Europe début avril.
Comment les places boursières ont-elles pu grimper aussi haut sans flux ? Une explication tient dans les rachats de positions vendeuses constituées en fin d’année dernière sur les marchés actions par les fonds global macro, notamment. Par ailleurs, la hausse s’est aussi faite sur la base d’une réallocation des positions vers les secteurs défensifs et les valeurs de croissance du fait des craintes sur un ralentissement mondial.
Mais depuis début avril, la perception sur la conjoncture semble changer grâce notamment à la stabilisation de la croissance chinoise, résultat des mesures engagées par les autorités. Les investisseurs attendent désormais une confirmation. Les valeurs cycliques comme les bancaires (+2,1% sur une semaine) ou le secteur automobile (+3,7%) sont mieux orientées. «Si le retour de la croissance se confirme, la prochaine étape sera une rotation vers les valeurs cycliques», affirme Emmanuel Chapuis, coresponsable des actions fondamentales chez Oddo BHF AM qui rappelle que les rotations sectorielles peuvent être très violentes comme en 2015-2016. A l’inverse, il faudra faire attention aux valorisations des valeurs de croissance.
De son côté, Christophe Donay, responsable de l’allocation d’actifs chez Pictet, adopte une position neutre sur les actions mais avec une protection compte tenu du niveau atteint. «Les marchés actions sont revenus à leur point de départ en octobre dernier avant la correction en termes de niveau et de valorisation. Ils redeviennent fragiles à toute déception que ce soit sur le front de la conjoncture, des bénéfices et des marges des entreprises ou du risque géopolitique».
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