Les introductions en Bourse résistent à un environnement chahuté
La volatilité des marchés sur fond de crise des dettes souveraines n’a pas réussi à étouffer les introductions en Bourse (IPO), malgré de nombreux reports. L’activité au niveau mondial s’est révélée soutenue au deuxième trimestre, selon l'étude publiée par Ernst & Young. Au total, 301 sociétés ont franchi le pas de la cotation pour récolter 46,1 milliards de dollars, contre 290 opérations pour 52,6 milliards levés au premier trimestre.
Le continent asiatique a fait office de locomotive, accaparant 65% des levées de capitaux au niveau mondial avec 159 opérations. C’est en Corée du Sud que s’est déroulée l’opération majeure du deuxième trimestre, à savoir la mise en Bourse de Samsung Life Insurance pour 4,4 milliards de dollars.
L'étude souligne une remontée des opérations en Europe et aux Etats-Unis. La Pologne s’est distinguée grâce aux privatisations avec vingt opérations lancées au deuxième trimestre pour un total de 4,1 milliards de dollars. Le groupe énergétique Tauron a ainsi rejoint les rangs de la Bourse de Varsovie. L’Europe a représenté 18% des capitaux levés au niveau mondial et les Etats-Unis 12%.
En termes sectoriels, les sociétés financières, et en particulier les compagnies d’assurance, ont mené la danse. Elles ont drainé 8,2 milliards de dollars lors de douze opérations, suivies par le secteur de l'énergie (7,9 milliards de dollars). Pour les deux prochains trimestres, Ernst & Young reste confiant quant aux projets des émetteurs. Certains d’entre eux, comme Bilfinger Berger qui a reporté lundi la cotation de sa filiale australienne, pourraient profiter d’un contexte jugé plus favorable pour se lancer en Bourse.
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