Les gérants visent la barre des 7.000 points pour le CAC 40
Les gérants actions continuent à courir derrière les Bourses, dont certaines enchaînent les records. Les membres du Panel Actions de L’Agefi ont tous relevé, parfois très fortement, leurs objectifs sur les indices européens, hormis Gaspal Gestion, le plus haussier au début de l’été. Malgré ces rehaussements, le CAC 40 et l’Euro Stoxx 50 ne disposent que d’un potentiel de progression de 2,5% à horizon six mois. Et pourtant, le premier indice affiche un recul de 0,5% sur un mois et le second une hausse limitée de 2%. Néanmoins, Axa IM, Carmignac, Gaspal Gestion, La Banque Postale AM et NNIP estiment que la place parisienne atteindra la barre des 7.000 points (+4,6%) dès la fin février 2022. La moyenne du Panel prévoit qu’elle ne sera touchée que dans un an. La Banque Postale anticipe même un rebond de 9% pour toucher les 7.300 points.
L’Euro Stoxx est également attendu en hausse de 5% dans un an, mais Axa IM, Carmignac, Gaspal Gestion et La Banque Postale AM pensent que ces 4.400 points, voire 4.500 points, seront atteints dans six mois. Crédit Mutuel AM, le plus optimiste, voit l’indice à 4.600 points (+9%) dans un an.
En revanche, Banque Syz, Groupama AM, Lazard, OFI AM et State Street GA jugent que le CAC 40 et l’Euro Stoxx seront au même niveau dans six mois.
Sur le S&P 500, l’objectif à six mois est déjà quasiment atteint (+1%) et la place américaine devrait seulement gagner 4% en un an, selon le Panel Actions. Si Carmignac vise les 5.000 points (+10%) dans un an, Lazard anticipe une légère consolidation à 4.400 points (-3%) à court terme, puis un statu quo.
Sur le marché japonais, la plupart des gestions ont abaissé leurs prévisions et tablent désormais sur une stabilité du Nikkei à six mois – après une progression de 4,7% sur un mois – et sur une hausse limitée de 2,6% à un an.
La prudence des panélistes pourrait être démentie. En effet, «la tendance positive des marchés actions se poursuit sous le double effet de la faiblesse des taux d’intérêt et de la reprise économique. Des phases plus volatiles sont néanmoins possibles vu les niveaux atteints et alors que le momentum macro-économique pourrait être moins favorable», prévient OFI AM. «Nous continuons à être positifs sur les actions, en gardant une préférence pour les cycliques, note Natixis IM. Le maintien d’une croissance élevée et la baisse des valorisations devraient favoriser des secteurs tels que les services financiers, l'énergie et les matériaux.»
{"title":"","image":"241691»,"legend":"","credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
Le FMI alerte sur trois risques qui pourraient mettre à mal la stabilité financière
Dans son rapport sur la stabilité financière, le Fonds monétaire international en appelle aux gouvernements pour renforcer la résilience du secteur financier face aux dangers que représentent l’IA, la hausse des rendements obligataires et les cyberattaques. Trois risques interdépendants qui pourraient se cumuler. -
Le compromis sur la supervision européenne des marchés ne satisfait pas la Commission
L’adoption d’une nouvelle version de MISP par le Conseil européen suscite la critique de la Commission qui aurait préféré conserver une supervision centralisée pour un plus grand nombre de plateformes d’échange. -
L’IA va faire face à un durcissement des conditions de financement
Les projections d’investissements dans l’IA continuent d’augmenter et les besoins de financement aussi. Les investisseurs réclament une prime plus élevée. Si elle devenait trop haute, elle pourrait remettre en cause certains de ces investissements. Un risque scruté de près.
ETF à la Une
BlackRock veut ajouter une catégorie de parts ETF à cinq fonds actifs
- Worldline s'assure une place dans la course à l'agentique
- La France a encore des raisons de croire en son économie
- Les banques européennes chutent avec le rebond des taux souverains
- Danfoss réussit une émission obligataire malgré la cyberattaque en France
- Les banques françaises ne savent pas parler aux femmes
Contenu de nos partenaires
-
Opération séductionPrésidentielle : à la conquête de la Gen Z
Le mouvement lycéen a fait irruption dans la campagne, plaçant la jeunesse au cœur du débat. Le défi est de séduire une génération plurielle, revendicative et marquée par une forte abstention -
EditorialBudget 2027 : en finir avec le simulacre
Ce simulacre tournera-t-il au massacre ? Eviter le krach financier est désormais l'unique ambition de Matignon. A raison -
Chevalier blancPourquoi l'Etat monte au capital du groupe minier Eramet
L'Agence des participations de l'Etat (APE) va devenir premier actionnaire du groupe minier à l'occasion de sa prochaine augmentation de capital