Les investisseurs institutionnels se sont résignés : depuis le début de la crise financière en 2008, 79% ont accepté la refonte de leurs parts de fonds de capital-investissement, montre le dernier baromètre de Coller Capital basé sur le sondage de 113 investisseurs à travers le monde.
Les véhicules de LBO (leverage buy-out) sont les plus concernés du fait des leviers d’endettement trop importants imposés à leurs participations avant la crise financière de 2007. Selon Coller Capital, 39% des sondés ont profité de fenêtres de liquidité offertes par les fonds, en contrepartie de la vente de leurs parts. 56% ont préféré rester investis dans les fonds restructurés, assortis de nouvelles règles de fonctionnement et parfois ouverts à de nouveaux investissements primaires. Dans le détail, près des deux tiers des LP européens et asiatiques ont choisi cette option, contre seulement 44% des nord-américains.
Ce contexte n’empêche pourtant pas les investisseurs de continuer leurs activités de private equity, bien au contraire, plus de 60% des LP (et même 74% des européens) veulent augmenter la quote-part du capital-investissement dans l’allocation de leurs portefeuilles équilibrés sous trois à cinq ans. Cela s’explique par les performances solides du capital-investissement, avec une performance annuelle nette de 11% en moyenne pour 80% des portefeuilles. La majorité des investisseurs ont aussi misé sur des équipes nouvellement créées, même si les Européens (à 45%) et Asiatiques (33%) sont à la traîne par rapport aux Américains (76%).
La banque centrale américaine a maintenu mercredi ses taux directeurs inchangés, dans une fourchette de 3,5% à 3,75%, à l'issue d'un vote à neuf voix contre trois en faveur d'une hausse immédiate.
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Les prétendants à l'Elysée sont prisonniers de deux mouvements contradictoires. D'un côté, la campagne réclame qu'ils déroulent leur programme. De l'autre, l'actualité leur dicte de réagir pour rester branchés à la vie du pays. Ces derniers jours illustrent à quel point la position est difficile à tenir. Et c'est loin d'être fini
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