Les financements externes devraient jouer un rôle accru dans les acquisitions
Des entreprises «actives mais prudentes». Tel est le commentaire qui domine dans l’étude annuelle d’UBS et du BCG sur les fusions-acquisitions (M&A).
Réalisée auprès de 179 dirigeants européens, elle souligne que les entreprises sont prêtes à confirmer le rebond des M&A observé cette année. 20% d’entre elles (soit autant que l’an passé) voient même se profiler des opérations transformantes.
Pour autant, 76% des dirigeants (+8 points en un an) souhaitent surtout consolider leur cœur de métier. L’opportunité de se diversifier au travers des M&A est bien moins citée que l’an passé. Deals d’innovation (18%) ou d’intégration verticale (15%) sont en recul de 11 et 6 points.
Si la réserve est de mise sur l’aspect industriel et stratégique, l’audace est un peu plus sensible côté financement. Le cash flow (41%) et les prêts bancaires (22%) restent les sources dominantes (voir illustration).
Ceci dit, «l’appétit pour les émissions de dette et d’actions s’accroît, explique l’étude. L’émission obligataire a maintenant la préférence de 16% des sondés (contre 11% l’an passé), tandis que l’augmentation de capital a plus que doublé sa popularité, de 5% à 12%».
Entre une moindre volatilité sur les actions et des marges de crédit resserrées avec des taux de référence historiquement bas au moment de la réalisation de l’enquête (septembre-octobre), cette volonté de faire appel aux financements externes peut se comprendre.
Mais les auteurs de l’étude n’en oublient pas de nuancer le propos en rappelant que «la volonté de faire appel aux financements externes reste bien en deçà de ses niveaux observés juste avant l’éclatement de crise».
Plus d'articles du même thème
-
La Cour des comptes préconise un recentrage des participations de la CDC
La Cour des comptes recommande une revue approfondie du portefeuille de participations stratégiques de la Caisse des dépôts. Son directeur général et le président de sa commission de surveillance mettent en garde, dans leurs réponses, contre un redimensionnement. -
Forbion conforte son rang de premier acteur européen du capital-risque en santé
Le gérant hollandais a levé 2,3 milliards d'euros sur deux nouveaux fonds, sa plus importante collecte à ce jour, portant ainsi à 7,5 milliards d'euros ses encours totaux. -
Les gestionnaires d'actifs réduisent la voilure sur la dette française
Si une partie du risque politique et budgétaire est déjà intégrée dans les prix, les spreads pourraient encore s’écarter à court terme. Face à cette incertitude, les investisseurs raccourcissent les durations et se couvrent sur la dette tricolore.
ETF à la Une
Le marché européen des ETF engrange 127 milliards d’euros au troisième trimestre 2026
- CNP Assurances fait un nouveau pas en dehors du réseau de La Banque Postale
- Les gestions anticipent une résistance modérée des Bourses
- L’IA ne sait pas lire correctement les résultats du CAC 40
- Le prix du pétrole retombe sous 100 dollars le baril
- Le Crédit Agricole d’Ile-de-France se met en quatre pour ses clients patrimoniaux
Contenu de nos partenaires
-
DivorceBlocus des lycéens : la droite cherche toujours le mode d'emploi
Bruno Retailleau se place sur le seul terrain sécuritaire, Edouard Philippe ironise sur les revendications des lycéens, Gabriel Attal se démarque en multipliant les échanges avec une jeunesse qui tourne le dos à la droite -
Loto du patrimoineLes héritages et donations de biens immobiliers arrivent trop tard, selon l'Insee
Une étude de l'Institut national de la statistique publiée mardi dévoile les âges moyens des Français qui héritent ou reçoivent de leur vivant. Repenser la fiscalité de la transmission paraît indispensable -
A saisir« Etat partout, justice nulle part » : manifeste libéral cherche repreneur
Dans Etat partout, justice nulle part, Moïse Mitterrand et ses deux co-auteurs proposent aux candidats une grande restitution : faire des économies massives sur les dépenses de l'Etat et baisser d'autant les impôts. Un candidat s'en saisira-t-il ?