Les dérives du micro-crédit pointées par la Cass Business School
Une étude de la Cass Business School souligne l'échec du micro-crédit dans les pays du tiers-monde, source d’accroissement de l’endettement chez les plus pauvres.
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La rédaction
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Bloomberg
La pratique du micro-crédit dans les pays pauvres est sérieusement écornée par une étude publiée par la Cass Business School et l’Université occidentale de Sydney. Selon cette enquête intitulée Microfinance and the business of poverty reduction, loin d’améliorer le sort des populations défavorisées, le micro-crédit les entraîne dans la spirale de l’endettement.
Il serait «déraisonnable et irréaliste» de croire que le micro-crédit permet à ces population de prendre des décisions d’affaires judicieuses, juge l'étude. L’une des raisons majeures tient au fait que ces populations ne disposent pas des compétences et de la créativité nécessaires pour réussir en tant qu’entrepreneurs, explique la Cass Business School. L'étude va jusqu'à affirmer que les conséquences peuvent être lourdes pour les populations : l’incapacité à rembourser les prêts serait à l’origine de «centaines de suicides chez les emprunteurs en Inde».
Parmi les pistes de réflexion, la Cass Business School propose une approche plus collective qu’individuelle dans la distribution des micro-crédits. Elle préconise également de moins observer la micro-finance du côté du fournisseur, et de se concentrer davantage sur celui du bénéficiaire de ces crédits. Elle met également l’accent sur l’importance des améliorations sociales et économiques via des investissements dans «la construction d’hôpitaux ou d'écoles, au soutien de commerces locaux dans le but d’encourager la création d’emplois et de fournir une source de revenu stable pour les familles ou à un accès juste et équitable aux terres agricoles».
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