Les Caisses d’Epargne restent le premier prêteur des collectivités locales
L‘année 2013 aura été la première depuis le déclenchement de la crise des subprimes où l’offre de crédits aura excédé la demande à l’échelle du marché du secteur public local», pointe le cabinet Finance Active, dans son observatoire annuel. Cette détente est liée au développement d’offres alternatives (obligataire, enveloppes de la CDC, Banque européenne d’investissement), mais aussi aux crédits bancaires, redevenus majoritaires l’an dernier avec 55% du marché (en production nouvelle et consolidation de contrats antérieurs).
Ce rebond est lié à l’arrivée de la Banque Postale. Censée prendre en partie le relais de Dexia, elle revendique une production de 3 milliards de prêts moyen-long terme en 2013. Elle s’arroge ainsi la deuxième place des prêteurs, mais la Caisse d’Epargne (BPCE) reste en tête avec 29% des crédits accordés au panel de Finance Active, qui représente plus de la moitié des encours de dette aux collectivités. «BPCE a consolidé ses positions, tandis que le Crédit Agricole a été plus en retrait», indique Matthieu Collette chez Finance Active. Ces dernières années, les deux groupes mutualistes ont maintenu leur poids dans les encours, à respectivement 23% et 15%. La part de Dexia, qui porte l’essentiel du stock de prêts toxiques, a fondu de 32% fin 2010 à 25% l’an dernier.
La concurrence a entraîné une baisse des marges bancaires, passées de 244 à 175 points de base en moyenne entre 2012 et 2013, mais les offres alternatives restent moins chères. La production totale a également baissé de 18 à 16 milliards d’euros, selon l’agence S&P, en raison d’une plus grande prudence dans les dépenses d’investissement et des échéances électorales de 2014. La production est d’ailleurs quasi-nulle depuis janvier, indiquait récemment la Banque Postale.
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