Les Bourses renforcent leur capital pour leurs activités de compensation
Les Bourses sont forcées de se donner les moyens de leurs ambitions. A la faveur des évolutions réglementaires, plusieurs d’entre elles cherchent à se développer dans la compensation des produits dérivés, notamment ceux qui sont échangés de gré à gré. Mais elles sont pour cela obligées de renforcer leur capital. Nyse Euronext, Deutsche Börse et le London Stock Exchange (LSE) ont tous trois déjà fait des annonces en ce sens.
Nyse Euronext vient d’annoncer aux analystes qu’elle allait devoir presque doubler son capital réglementaire, équivalent aujourd’hui à seulement 180 millions de dollars (141 millions d’euros). L’essentiel des nouveaux besoins en fonds propres est imputable au lancement de sa future chambre de compensation à Londres, Nyse Clearing.
Anticipant la régulation européenne (Emir) qui encourage l’échange sur des plates-formes des dérivés échangés de gré à gré et la compensation des produits, Nyse Euronext a annoncé au printemps dernier qu’à partir de 2014, le groupe allait compenser par lui-même - et non plus via LCH.Clearnet - tous ses produits dérivés qu’ils soient traités à Londres ou sur le continent. Le coût de ce projet, initialement fixé à 15 millions de dollars pour cette année vient d’être revu à la hausse à 20 millions de dollars.
Pour satisfaire aux nouvelles exigences réglementaires, Nyse Euronext a annoncé qu’il allait réaliser pour environ 100 millions de dollars (78,36 millions d’euros) de cessions d’actifs. L’opérateur transatlantique devrait donc céder sa part de 5% dans le capital de Multi Commodity Exchange of India, Bourse de dérivés de matières premières basée à Bombay. Elle cédera aussi ses 9,1% dans LCH.Clearnet. La chambre de compensation franco-britannique est en train d’être rachetée par le London Stock Exchange. Mais le groupe emmené par Xavier Rolet devra faire face à la nécessaire augmentation du capital de la chambre. Elle a estimé ses besoins entre 300 et 375 millions d’euros.
De son côté, Deutsche Börse, a annoncé la semaine dernière avoir besoin de 100 à 150 millions d’euros de capital supplémentaire pour sa chambre de compensation dédiée aux dérivés, Eurex. Le groupe compte y faire face grâce aux revenus de ses activités.
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