Les banques européennes chutent en Bourse, pénalisées par les craintes de récession
Les valeurs bancaires ont chuté lundi en Europe alors que la crise énergétique renforce les craintes de récession sur le Vieux continent.
A la Bourse de Paris, Crédit Agricole SA a lâché 2,7%, Société Générale 2,4% et BNP Paribas 2,2%. Unicredit a cédé 2,7% à Milan et Deutsche Bank et Commerzbank respectivement 4,6% et 3,9% à Francfort.
«Le choc énergétique devrait conduire [l’Europe] à la récession», soulignent les analystes de Credit Suisse dans une note publiée lundi, après que le russe Gazprom a annoncé la suspension pour une durée indéterminée de ses livraisons via le gazoduc NordStream.
L’activité du secteur privé de la zone euro s’est contractée en août pour la première fois depuis 17 mois, selon les données définitives publiées lundi par S&P Global. La baisse de l’activité a été particulièrement marquée en Allemagne, frappée de plein fouet par la crise énergétique actuelle.
Plan allemand
Si le gouvernement allemand a dévoilé au cours du week-end un troisième plan d’aide aux ménages d’un montant de 65 milliards d’euros, cela ne sera pas suffisant pour éviter une récession de la première économie de la zone euro, a souligné Carsten Brzeski, responsable de la recherche macroéconomique chez ING. Les analystes d’UBS ont également indiqué lundi qu’ils prévoyaient toujours une contraction du produit intérieur brut (PIB) de l’Allemagne au cours des prochains trimestres.
Les valeurs bancaires sont parmi les plus sensibles au cycle économique. Depuis le début de l’année, l’indice Euro Stoxx Banks a perdu 22% contre une baisse de 15% pour le Stoxx Europe 600.
Les résultats du secteur devraient cependant bénéficier au cours des prochains trimestres de la poursuite de la hausse des taux d’intérêts, tandis que les créances douteuses devraient rester faibles, ont indiqué les analystes de Bank of America dans une note publiée vendredi.
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