Les banques et Oséo sont invités à préfinancer le crédit d’impôt aux sociétés
Les banques pourront se targuer de financer l’économie. Devant les difficultés qui se profilent pour les entreprises l’année prochaine, le gouvernement réfléchit à un moyen de préfinancer le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), que les bénéficiaires sont censés ne percevoir qu’en 2014. En effet, calculé sur l’exercice 2013, ce coup de pouce fiscal n’est payable qu’un an plus tard.
Si les négociations sont encore en cours, la solution qui émerge met en scène Oséo, qui rejoindra la future Banque publique d’investissement (BPI), et les banques françaises. François Drouin, président d’Oséo, a indiqué vendredi dans un entretien au Figaro que l’établissement public de soutien à l’innovation pourrait préfinancer le CICE une fois le projet de loi voté au Parlement. L’amendement sur le crédit d’impôt sera introduit dans le budget rectificatif 2013 et sera débattu en séance publique à compter du 3 décembre; le dispositif de préfinancement sera lui mis en place à travers un règlement.
La somme que l’entreprise pourra percevoir serait calculée en utilisant la masse salariale de l’année 2012, à partir de documents qu’elle aura fournis. Oséo pourrait prêter jusqu’à 85% du crédit d’impôt pour chaque candidat. Le taux d’intérêt de cette avance de trésorerie devrait être situé entre 3% et 4%. Mais l’établissement public ne pourra probablement pas satisfaire à l’ensemble des demandes. Selon Les Echos, l’enveloppe totale qu’Oséo prévoirait de consacrer au dispositif n’excéderait pas le milliard d’euros. «Ce mécanisme s’adresse en priorité aux entreprises bénéficiant d’un minimum de 20.000 euros de crédit d’impôt», précise François Drouin.
C’est pourquoi le gouvernement veut faire entrer le secteur bancaire privé dans le mécanisme. En outre, les entreprises peuvent préférer s’adresser à leur banquier. Mais les parties doivent encore déterminer si le coût de ces avances de trésorerie s’alignera sur celui proposé par Oséo. Seule certitude, il devra être inférieur au taux du marché. Afin d’encourager, voire convaincre, les banques à participer au dispositif, le ministère de l’Economie et des Finances réfléchit à un mécanisme de garantie publique, notamment pour les sociétés les plus fragiles. En effet, elles sont déjà largement sollicitées par les projets de réforme bancaire et de celle de l’épargne réglementée.
Plus d'articles du même thème
-
DWS nomme un responsable des ventes ETF au Moyen-Orient
Le gestionnaire d’actifs allemand poursuit son expansion à Abou Dhabi. -
Jérémy Tubiana en passe de quitter BNP Paribas AM
Jérémy Tubiana, responsable du développement commercial ETF et solutions indicielles de BNP Paribas Asset Management pour la France et le Benelux va quitter la filiale de gestion d’actifs de BNP Paribas dans les semaines qui viennent. Il devrait rejoindre une autre société à la rentrée, a appris L’Agefi. -
Une nouvelle cartographie remet les communes au centre des préoccupations climatiques
Un autre rapport sur l’assurabilité climatique offre une cartographie très différente de celle de l’observatoire de l’assurabilité des risques climatiques de la Caisse centrale de réassurance et réactive le débat entre maires et assureurs autour de la vulnérabilité des collectivités face au changement climatique.
ETF à la Une
KBC AM dévoile trois ETF Ucits
- C'est la fête du slip à la Bourse de Paris
- Le vendeur à découvert Grizzly Research multiplie les attaques sur les sociétés cotées européennes
- Scor indemnisera Covéa à hauteur de 488,3 millions de dollars dans le cadre d'une procédure d'arbitrage
- Alphabet entre dans l’indice Dow Jones, un symbole plus qu’une reconnaissance
- L'assurance emprunteur veut en finir avec les clauses d'exclusion
Contenu de nos partenaires
-
Edouard Philippe, Bruno Retailleau, Jérôme Guedj... Qui sont les candidats à l'élection présidentielle 2027 ?
Alors que la bataille pour la présidentielle 2027 s’emballe, Philippe Brun ajoute son nom à une liste déjà pléthorique de 45 candidats potentiels. L'Opinion en dresse une liste non exhaustive -
PyromaneNick Stewart, l’ex-lobbyiste anti-Iran chargé par Donald Trump de négocier avec le régime
Conseiller de Steve Witkoff, Nick Stewart représente les États-Unis dans les discussions techniques avec l'Iran qui se tiennent mardi et mercredi à Doha. Une nomination surprenante pour ce partisan d'une politique de pression maximale sur Téhéran, aujourd'hui chargé de mettre en œuvre un mémorandum jugé trop généreux -
La Fabrice de l'Opinion« L'espace va devenir une infrastructure critique pour notre économie et notre quotidien »
L'Europe peine à structurer sa stratégie spatiale face à la montée en puissance de la Chine et les défis de souveraineté posés par le New Space américain