Les banques d’investissement atteignent leur plus haut niveau d’activité depuis 2007
Les 100 milliards de dollars de 2007 sont encore loin, mais les banques d’investissement ont retrouvé des couleurs l’an dernier. A l’échelle mondiale, les commissions de conseil en fusions-acquisitions, de marchés primaires actions et obligations et de prêts syndiqués ont progressé de 3% en 2013, à 79,8 milliards de dollars (58,6 milliards d’euros), selon les calculs de Thomson Reuters. Le marché dépasse de peu les 79,4 milliards atteints lors de l’embellie de 2009.
La zone Amériques tire le marché par ses volumes (57% du total) et son dynamisme (+4,7%, malgré le fort recul de l’Amérique latine), semblable à celui du Japon (+4,6%). Plombé par le faible nombre d’opérations impliquant des entreprises australiennes et malaises, le reste de l’’Asie décroche de 2,3%. La zone Europe, Moyen-Orient et Afrique s’en tire mieux (+2%), avec de forts contrastes entre ses principaux sous-marchés. Devant le Royaume-Uni et les Pays-Bas (+13%), la France est le territoire le plus dynamique (+15%) et affiche 2,5 milliards de dollars de commissions. L’Allemagne et l’Espagne reculent de 11% et 17%. Parmi les petits marchés, le Luxembourg se distingue (+28%), alors que la Suisse plonge (-40%) comme la plupart des pays nordiques.
A l'échelle globale, les revenus tirés des introductions en Bourse et augmentations de capital ont crû de 27% l’an dernier, à 20 milliards de dollars. L’activité de prêts syndiqués a également progressé de 10%. De quoi compenser le tassement des commissions d’émission de dette (-4%) et le recul des fusions-acquisitions (-12%). Les fonds d’investissement et leurs participations ont assuré un tiers de l’activité des banques d’investissement. Le plus actif, Blackstone, a payé deux fois plus de commissions qu’en 2012, soit 608 millions de dollars. Du côté des entreprises, le retrait de cote de Dell et son financement ont généré 458 millions de dollars de revenus.
La hiérarchie du Top 5 des banques conseil reste inchangée et 100% américaine, avec JPMorgan en tête, suivie de BoA-Merrill Lynch et Goldman Sachs. Première française, BNP Paribas gagne deux places, à la 13e position du classement mondial avec 1,28 milliard de dollars de revenus et 1,6% de part de marché. Lazard reste 21e, suivi de CA CIB (+4 places) et la Société Générale (+2). Au 25e rang, Rothschild perd deux places selon Thomson Reuters.
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