Les actions européennes poursuivent leur rallye de début d’année
L’indice Euro Stoxx 50 grimpe désormais 4,8% depuis le début de l’année après avoir clôturé la séance de mercredi sur un gain de 2,38%. Il avait déjà gagné 1,65% le 2 janvier et 0,68% mardi.
Le CAC 40 progresse de son coté de 4,7% en trois jours et le Dax allemand avance de 4%. Après une année 2022 dans le rouge, les investisseurs profitent d’indicateurs économiques encourageants pour se repositionner. L’activité du secteur privé a moins ralenti que prévu dans la zone euro en décembre et, surtout, l’inflation a marqué le pas en fin d’année en France et en Allemagne. Une décélération des prix qui pourrait pousser, selon les investisseurs, la Banque centrale européenne (BCE) à mettre en œuvre une politique monétaire moins restrictive qu’anticipé jusqu’à présent.
Les taux se détendent
Le sentiment que l’inflation a atteint un pic en zone euro a entraîné un net resserrement des rendements des emprunts d’Etat depuis deux jours. Une tendance renforcée par la chute des prix du gaz en Europe en raison des températures clémentes. Ceux-ci sont revenus à leurs cours d’avant la guerre en Ukraine à 65 euros le Mwh pour le contrat TTF échéance février 2023.
Sur les marchés de taux, le rendement du Bund 10 ans a encore baissé de 10 points de base (pb) ce mercredi à 2,28% (-30 pb depuis le début de la semaine). Le rendement du BTP italien de même maturité chute de 20 pb, mercredi, à 4,29%. Cette détente est également visible sur le marché de taux américain, après les données décevantes de l’ISM manufacturier en contraction pour le deuxième mois consécutif, avec un recul de 9 pb, à 371% du rendement de l’emprunt à 10 ans.
Wall Street à la traîne
Les marchés européens profitent peut-être également d’une réallocation géographique favorable alors que Wall Street réalise un début d’année plus neutre. Fermé lundi, le S&P 500 a reculé de 0,4% le 3 janvier et avançait de «seulement» 0,7% mercredi vers 17h30. Au même moment, le Nasdaq Composite montait de 0,6% après un repli de 0,76% la veille.
Enfin, le pétrole chute, retrouvant son point le plus bas sur un an, atteint début décembre 2022. Le baril de Brent s’échangeait à 78,5 dollars, contre 73,2 dollars pour un baril de WTI, le pétrole américain, une baisse respective de 8,9% et 9,2% par rapport aux prix de début d’année. Les craintes sur le ralentissement de la demande chinoise, provoqué par la flambée du nombre de cas, pèsent sur les cours de l’or noir. Aux Etats-Unis, la fermeture de raffineries liée aux conditions climatiques a également érodé la consommation de brut.
Plus d'articles du même thème
-
Le potentiel de progression des marchés actions se réduit à peau de chagrin
Le Panel Actions anticipe une progression de moins de 2% du CAC 40, de l’Euro Stoxx 50 et du S&P 500 à horizon six mois. -
Le fonds souverain norvégien propose de réduire son exposition aux emprunts d'Etat
Le gestionnaire du plus grand fonds souverain du monde recommande de revoir la composition de son indice obligataire et écarte tout plafond sur la détention de capital dans son portefeuille actions. -
Les tensions sur les taux ont marqué un mois d’août favorable aux actions
Alors que les actions ont bénéficié d’une bonne saison des résultats, les taux ont atteint des niveaux records depuis plusieurs décennies, face aux craintes d’inflation persistante et aux risques budgétaires. L’or en a aussi profité. Septembre débute sur la même dynamique.
ETF à la Une
Amundi dévoile un ETF conçu pour Zenkyoren
- Le potentiel de progression des marchés actions se réduit à peau de chagrin
- Banques françaises : ce que le coefficient d'exploitation ne mesure pas
- La Banque Delubac, toujours en pertes, cherche du capital
- Le Crédit Mutuel Arkéa pousse les feux avec Fortuneo
- Plus que la demande, la distribution entrave le développement de l’épargne retraite
Contenu de nos partenaires
-
« Ils sont hors cadre » : le BSW, ce petit parti de gauche allemand qui pourrait s’allier à l’AfD
Le parti fondé par Sahra Wagenknecht réclame un ministre-président sans affiliation politique et pourrait influencer les votes finaux -
RadicalisationExtrême droite : les leçons allemandes
Depuis une dizaine d'années, la droite allemande a musclé son discours sur l'immigration pour tenter de couper l'herbe sous le pied de l'extrême droite. Sans parvenir à freiner sa progression -
Réarmement allemand : « Avec l'AfD, un tournant militariste et nationaliste est possible »
Le mouvement d'extrême droite Alternative pour l'Allemagne (AfD) défend la hausse du budget de la Bundeswehr, mais dans une optique nationaliste à rebours des autres partis