Les acteurs américains cherchent à s’ouvrir les portes du non coté en Chine
Les acteurs étrangers, principalement américains, se tournent vers la Chine dans le domaine du capital investissement et cherchent à lever des véhicules dans la monnaie locale, le yuan. Suivant les traces du précurseur Blackstone, Goldman Sachs prévoit ainsi de lever un véhicule dédié à des investissements en Chine de 5 milliards de yuans (542 millions d’euros), selon une source proche du dossier citée par Reuters. La banque de Wall Street, qui se refuse à tout commentaire, aurait signé un accord avec le gouvernement national, qui serait le premier investisseur de ce véhicule, selon cette même source.
Sa concurrente Morgan Stanley entend également se positionner sur cet important marché, encore peu ouvert du fait d’une réglementation très stricte encadrant les investissements réalisés par des fonds étrangers libellés en dollars. La Chine, qui reste des plus vigilantes sur les prises de contrôle de sociétés locales et limite l’accès à certains secteurs considérés comme stratégiques par les autorités, encourage ainsi les étrangers à lever des véhicules en monnaie locale.
Morgan Stanley célébrera en effet la semaine prochaine l’ouverture de sa coentreprise dans le capital investissement avec Hangzhou Industrial & Commercial Trust et devrait, à cette occasion, annoncer la levée d’un premier véhicule.
Le fonds d’investissement Blackstone a été le premier acteur étranger à lancer, en 2009, un fonds en yuans, lui permettant ainsi de toucher la riche clientèle des investisseurs chinois. Il a été suivi par Carlyle, qui a annoncé début 2010 un accord avec les autorités de Pékin pour lancer un véhicule en yuans destiné à favoriser les investissements en Chine.
Carlyle, qui avait auparavant déjà investi plus de 2,5 milliards de dollars (1,8 milliard d’euros) dans plus de quarante sociétés chinoises, avait alors indiqué viser des investissements sur «des sociétés en forte croissance», réalisés aux côtés du fonds Carlyle Asia Partners, autre véhicule dédié à des investissements dans la région, mais libellés en dollars.
De même, le fonds américain TPG a annoncé en septembre dernier un accord avec le gouvernement de Shanghai-Pudong en vue de lancer un véhicule de 5 milliards de yuans pour des investissements dans les secteurs de la consommation, la vente de détail, la santé et l’industrie financière.
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