Lending Club déchaîne les passions pour son introduction en Bourse
Bienvenue au club. Lending Club, la place de marché (marketplace) de prêts fondée en 2007 par le Français Renaud Laplanche, a fait son entrée hier sur le New York Stock Exchange (Nyse). Le grand frère américain de Prêt d’Union, accompagné par certains de ses actionnaires du capital-risque (Canaan Partners, Kleiner Perkins Caufield & Byers, Union Square Ventures), a levé 870 millions de dollars après avoir placé 58 millions de titres à 15 dollars l’unité.
Les fonds ont cédé 7,7 millions de titres, tandis que la société a écoulé 50,3 millions d’actions nouvelles. L’option de surallocation porte sur 8,7 millions de titres supplémentaires. Relevée de deux dollars, la fourchette indicative avait été fixée entre 12 et 14 dollars l’action. L’opération a été pilotée par Morgan Stanley et Goldman Sachs.
Signe de l’intérêt hors norme qui se porte sur le groupe de San Francisco, l’IPO a été sursouscrite près de 20 fois. Et surtout, l’action s’est envolée de près de 70% dans les premiers échanges, au-delà des 25 dollars. Au lancement de son introduction en Bourse en septembre dernier, l’action Alibaba avait affiché une hausse de 36% par rapport au prix de l’IPO. Le titre Lending Club a clôturé la séance en hausse de 56,2%, à 23,4 dollars. De quoi hisser la valorisation à quelque 8,46 milliards de dollars.
Jeff Crowe (Norwest Venture Partners) et Dan Ciporin (Canaan Partners), les deux investisseurs présents au tour d’amorçage de 2 millions de dollars en 2007 et administrateurs du groupe, ne cachaient pas leur satisfaction hier sur Twitter au son de la cloche.
Egalement administrateur de Lending Club, l’ancien patron de Morgan Stanley John Mack s’est remémoré hier ses premiers échanges avec Renaud Laplanche. A la question de savoir comment les banques laisseraient la société exercer, le Français lui avait répondu que Lending Club n'était pas assez gros pour attirer l’attention. «Nous sommes sur leur radar désormais», a déclaré John Mack, cité par le Wall Street Journal, lors de la cérémonie d’introduction. «L'évolution dans les services financiers va être immense», a-t-il prédit.
Lending Club, qui se rémunère via des commissions de transaction, d’administration et de gestion, a vu son chiffre d’affaires plus que doubler sur les neuf premiers mois de l’année, à 144 millions de dollars. Au troisième trimestre, le groupe a facilité l’octroi de 1,1 milliard de dollars de nouveaux prêts, soit deux fois plus qu’un an auparavant.
Plus d'articles du même thème
-
Le régulateur suisse épingle les gestionnaires de fortune pour la commercialisation des certificats activement gérés
Cette mise en garde intervient après une hausse des signalements constatée en 2025 à l’encontre des intermédiaires, certains dossiers s’étant soldés avec des pertes importantes pour les clients. -
Les minoritaires de Marie Brizard demandent le versement d’un dividende
L’Asamis pousse une nouvelle fois MBWS à améliorer sa gouvernance et à rémunérer ses actionnaires. L’association, qui revendique plus de 12% du capital, demande la révocation de trois administrateurs et leur remplacement par des indépendants. -
L’heure du «value for money» n’a pas encore sonné pour les produits structurés
La règle de value for money, qui fixe le rapport des coûts rapportés aux bénéfices des produits financiers, s'impose sur le marché de l’épargne mais ne concerne toujours pas les produits structurés. Cette exclusion temporaire leur offre un avantage concurrentiel qui soulève de nombreuses critiques. Le Trésor prévoit d'élargir le dispositif à ces produits dès que l'outil central de contrôle sera solidifié.
ETF à la Une
WisdomTree commercialise WDIG pour investir dans les métaux stratégiques clés
- LCL détaille les promesses de son plan stratégique sans parvenir à emballer
- Chez Ardian, une succession au long cours qui n’ose pas dire son nom
- Avec BMW, Airbus et EDF, Mistral AI se déploie dans l’ingénierie industrielle
- TotalEnergies pourrait doublement profiter de la guerre au Moyen-Orient
- Axa, Carrefour, Gecina, Scor et Valeo émettent des obligations
Contenu de nos partenaires
-
A deux, c'est mieuxA gauche, la primaire est morte, vive la double primaire !
Pour sortir le PS de l’impasse, Olivier Faure tente de ressusciter la primaire sous une forme inédite : deux scrutins pour le prix d’un. Rien ne dit que Raphaël Glucksmann montera à bord de cette fusée à deux étages -
Tribune libre
Franc CFA en zone Cemac : « Ni dévaluation, ni statu quo, mais plus de souveraineté sur les ressources nationales »
Après la recommandation de Citi pour une dévaluation du franc CFA en zone Cemac, Ike Ngouoni Aila Oyouomi, président du cabinet de conseil en stratégie AILA, recommande de se concentrer sur des réformes structurelles qui permettront de garder les revenus de l'extraction pétrolière dans la région -
IABruno Retailleau : « Pour un Palantir européen : l'urgence d'agir »
Dans une tribune à l'Opinion, le candidat Les Républicains à l'élection présidentielle place le développement d'une IA souveraine au coeur de son projet