Le Trésor britannique continue de s’alléger dans Lloyds Banking Group

Dans le cadre du programme annoncé en décembre 2014, il a cédé 1% du capital de l'établissement. Sa participation n’est plus que de 23,9%
Antoine Landrot

Lloyds Banking Group (LBG) a annoncé que le gouvernement britannique était passé sous le seuil des 24% de son capital, confirmant les rumeurs qui circulaient depuis le début de l’année sur les marchés. UK Financial Investments (UKFI), structure détenue par le Trésor britannique et qui gère les intérêts de l’Etat dans les établissements de crédit depuis la crise financière de 2008, a réduit sa participation d’un point de pourcentage, à 23,9%. Le produit de la vente n’a pas été communiqué.

«L’annonce [d’hier] illustre la poursuite du processus de privatisation complète de Lloyds Banking Group, qui permettra aux contribuables de récupérer leur argent. Elle reflète le travail effectué depuis quatre ans pour transformer le groupe en une banque aux activités peu risquées et accordant la priorité au client [...]», indique un porte-parole de LBG par e-mail.

Conformément au trading plan annoncé par le gouvernement le 17 décembre dernier, l’opération a été réalisée à travers la technique de dribble out, qui consiste à vendre par petits blocs sans avoir à en informer le marché. Seules les déclarations de franchissements de seuils, obligatoires, sont publiées. A l’époque, la presse britannique indiquait que l’Etat espérait retirer 3 milliards de livres (4,1 milliards d’euros) au cours de cette phase, ce qui le laisserait avec une participation de 19,5%.

UKFI a mandaté Morgan Stanley pour diriger le processus. Le trading plan doit s’achever au plus tard le 30 juin. La banque américaine a reçu l’instruction de ne pas placer les titres LBG en deçà du prix auquel ils ont été acquis en 2008 – la cession au fil de l’eau offre à ce titre une souplesse avantageuse. Le National Audit Office a calculé à l’époque que l’Etat a acquis sa participation de 43,4% dans LBG au prix moyen de 122,6 pence par action, suite à la première augmentation de capital de juin 2009, et de 74 pence par action après la deuxième recapitalisation, réalisée en décembre 2009.

Le Trésor a également requis de Morgan Stanley que les titres cédés ne représentent pas plus de 15% des volumes échangés moyens au cours de la période. Avant l’opération d’hier, le Trésor détenait encore 17,8 milliards d’actions de la banque.

Ce n’est pas la première cession de titres LBG. UKFI a déjà engrangé 7,4 milliards de livres à travers deux ventes précédentes, toujours à des investisseurs institutionnels, en septembre 2013 et mars 2014. L’action a terminé la séance en hausse de 1,33%, à 79,02 pence.

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