Le taux d’usure augmentera à plus de 3,7% le 1er février
L’impact n’a pas tardé à devenir tangible. Conformément à l’ajustement consenti par la Banque de France il y a quelques jours, de nouveaux taux d’usure seront appliqués dès le 1er février prochain.
Ces niveaux de rémunération déterminent les taux plafonds auxquels les banques peuvent prêter, en fonction de la nature de l’emprunt. A partir de mercredi, un prêt immobilier compris entre 10 ans et moins de 20 ans ne pourra pas afficher un taux supérieur à 3,71%, contre 3,53% depuis le 1er janvier dernier, selon des chiffres publiés dimanche au Journal Officiel. Pour les emprunts d’une durée de 20 ans ou plus, le taux d’usure applicable grimpera à 3,79% contre 3,57% précédemment. La hausse atteint 0,22 point de pourcentage sur un mois et 1,38 point sur un an.
Mi-janvier, la Banque de France a accepté de modifier temporairement, jusqu’au 1er juillet prochain, le rythme de révision du taux d’usure. Jusqu’à présent revu chaque trimestre, il est désormais recalculé tous les mois. La règle de calcul reste en revanche la même. Le taux d’usure est obtenu en augmentant d’un tiers la moyenne des taux pratiqués par les banques au cours du trimestre (glissant) précédant.
Baisse dans le crédit conso
Cette évolution était réclamée par les courtiers en crédit immobilier. Elle entraîne une hausse plus rapide et plus progressive du taux d’usure. En tout cas dans la catégorie des prêts immobiliers.
Dans le crédit à la consommation, les changements de février se traduiront par une légère baisse des taux d’usure applicables aux prêts ne dépassant pas 6.000 euros : ils passent de 21,04% à 20,79% pour ceux de 3.000 euros ou moins et de 10,55% à 10,49% jusqu’à 6.000 euros.
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