Le statu quo de la Banque du Japon accélère la hausse du yen
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Bloomberg
En maintenant ses taux directeurs et son programme de rachats d’actifs inchangés à l’issue de la réunion de son comité de politique monétaire qui s’est tenu ce matin, ce alors que la Réserve fédérale américaine (Fed) repoussait à nouveau sa hausse des taux, la Banque du Japon (BoJ) a propulsé la parité du yen contre dollar au-dessus du seuil des 105, soit son plus haut niveau depuis près de 2 ans. La devise, qui s’est appréciée de 14% depuis fin janvier face au billet vert, est victime de son rôle de valeur refuge face aux incertitudes concernant le Brexit et la remontée des taux américains.
Le gouverneur de la BoJ Haruhiko Kuroda a en outre alerté sur le fait que «la hausse du yen, telle que nous l’observons actuellement, risque d’avoir des effets indésirables sur l'économie du Japon et l’inflation à venir». Parallèlement, les rendements des obligations d’Etat japonaises (JGB) ont continué de se détendre à un niveau de -0,21% sur la partie 10 ans et de 0,14% sur la partie 30 ans, la courbe des taux japonaise étant désormais négative jusqu'à la maturité 17 ans. L’indice Nikkei chutait quant à lui de 3,05%, portant sa baisse à 18,9% depuis le début de l’année.
Pressée de remonter son taux directeur à cause du retour de l’inflation, la banque centrale japonaise pourrait modérer le rythme de ses rachats d’obligations pour en atténuer les effets.
Confrontée à une longue chute, la monnaie indienne s’est redressée après l’annonce d’une opération de la Banque de réserve de l’Inde. Elle reste fragile, fluctuant au gré de l’évolution des prix du pétrole, en attendant la prochaine réunion de politique monétaire.
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