Le rebond des opérations de retrait de la cote se fait attendre
Malgré des levées de fonds LBO en redressement et des conditions de financement favorables, les opérations de retrait de la cote demeurent faibles. Alors qu’Apax Partners a bouclé ce jeudi le rachat pour 730 millions d’euros de l'éditeur néerlandais de logiciels Exact, annoncé en octobre dernier, ce constat demeure particulièrement criant sur le marché européen.
Depuis le début de l’année, une seule opération d’envergure concernant Club Méditerranée (voir tableau ci-joint) a été recensée par le fournisseur de données Preqin, contre 13 sur l’ensemble de l’année 2014. Du fait de son montant relativement important, le rythme séquentiel du marché européen se situe néanmoins en légère hausse par rapport au montant de 3,3 milliards d’euros enregistré en 2014.
Au niveau global, la même tendance se dessine. Selon les statistiques compilées par Preqin, sept opérations de retrait de la cote ont eu lieu depuis le début de l’année, pour un montant global de 10,7 milliards de dollars (9,9 milliards d’euros). L’an dernier, 42 opérations avaient été recensées, pour une valorisation globale de 35,2 milliards de dollars. Des niveaux bien loin du dernier pic d’activité observé en 2007 sur ce segment, quand 146 retraits de cote avaient totalisé 331,1 milliards de dollars.
«Depuis lors, les retraits de cote ont fluctué tant en termes de volume que de valeur, mais n’ont jamais retrouvé ces niveaux», soulignait Preqin dans une étude publiée en octobre s’interrogeant sur un rebond de l’activité. Avec un montant global de 86,7 milliards de dollars, gonflé par les rachats de Heinz par 3G Capital and Berkshire Hathaway, et de Dell par les fonds MSD Capital et Silver Lake, le millésime 2013 n’a pas constitué le déclic attendu par les observateurs.
«Les évolutions récentes sur les marchés et dans l’industrie du capital-investissement rendent les retraits de cote plus difficiles à réaliser que ces dernières années, particulièrement quand le prix des actions est en hausse», souligne Preqin. «La majorité des transactions se révèlent opportunistes, ce qui rend difficile l’anticipation de leur conclusion», ajoute le fournisseur de données.
La détente des taux et des covenants sur les leveraged loans ainsi que les 1.200 milliards de dollars de «poudre sèche» amassés par les fonds de LBO selon le BCG, un record depuis 2008, pourraient néanmoins agir comme catalyseurs.
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