Le Programme de stabilité français bénéficie de la meilleure conjoncture
Le gouvernement devra étaler 9 milliards d’euros d’économie supplémentaires entre 2015 (4 milliards) et 2016 (5 milliards), selon le Programme de Stabilité dévoilé le 15 avril par Bercy. Ce rapport annuel, publié peu avant l’envoi des lettres de cadrage aux ministères prévoyant 2,8 milliards d’euros d'économies supplémentaires, est exigé par les institutions européennes de tous ses membres.
Il permet d'établir le Programme National de Réforme (PNR).
Il est aussi censé améliorer la coordination économique au sein de l’UE grâce au système du « semestre européen » et aider la France à respecter l’objectif européen des 3% de déficit public.
Le document rappelle que celui-ci a été ramené à 4% du PIB en 2014. Hors crédits d’impôt, la dépense publique n’a progressé que de 0,9 % en valeur, et pour la première fois depuis 2009, les prélèvements obligatoires se sont stabilisés à 44,7 %. Sur la base d’une croissance de 1 % pour l’année 2015 puis de 1,5 % pour 2016 et 2017, le déficit devrait passer à 3,8 % en 2015, 3,3 % en 2016 puis 2,7 % du PIB en 2017, selon les estimations gouvernementales.
A cela s’ajoute les réformes devant redonner de l’oxygène aux différents acteurs économiques. «Au total, ces deux dispositifs [CICE et Pacte de Responsabilité] représentent plus de 12 milliards d’euros de baisses supplémentaires d’impôt et de cotisations pour les entreprises en 2015", selon le rapport. Pour les ménages, la suppression de la première tranche d’impôt sur le revenu en 2015 permettra un gain total de pouvoir d’achat de 3,2 milliards d’euros pour 9 millions de foyers fiscaux.
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