Le private equity se prépare à une année de collecte vigoureuse
La concurrence dans les levées de fonds dans le capital-investissement s’est intensifiée au cours de l’année dernière, provoquant un afflux record de fonds se disputant les faveurs des investisseurs début 2014. Selon le rapport annuel de Private Equity Intelligence (Preqin), il y avait en janvier 2.081 véhicules en cours de collecte, cherchant à réunir un total de 727 milliards de dollars. Un an plus tôt, ils étaient 1.940 (pour un objectif de 795 milliards). Ce nombre augmente pour la quatrième année consécutive. En janvier 2010, 1.561 véhicules étaient en cours de collecte.
La concurrence entre firmes de private equity promet donc d’être féroce. «C’est pourquoi certains gérants ont déjà cherché à s’adapter en proposant aux investisseurs des structures de fonds innovantes et des incitations, comme la possibilité de co-investir, des frais déduis, des rabais en cas d’engagement avant la première clôture intermédiaire du fonds, voire des comptes dédiés», remarquent les analystes de Preqin.
Cela montre aussi que l’attrait de la classe d’actifs auprès des investisseurs demeure vif – il n’a fait que progresser depuis 2009. Dans une enquête menée en décembre dernier par Preqin auprès de 100 institutionnels, 70% d’entre eux avaient pris un engagement au cours de l’année 2013, contre 60% en 2012. En outre, la proportion de ceux dont les placements se sont montrés à la hauteur de leurs espoirs de rendement continuait de progresser – atteignant 77% en décembre 2013, contre 74% un an plus tôt. Les espérances ont été dépassées pour 13% d’entre eux (contre 11% fin 2012 et 6% fin 2011).
De telles progressions dans ces taux de satisfaction déjà importants sont de bon augure pour les gérants. D’autant plus que 39% des investisseurs n’ont pas atteint leurs objectifs d’allocation dans cette classe d’actif à la fin de l’année (contre 28% en décembre 2012): on peut donc s’attendre à un effet de rattrapage en 2014.
Toutefois, les investisseurs n’excluent pas la présence d’obstacles. La réglementation est citée par 26% d’entre eux comme étant le principal défi qu’auront à surmonter les gérants de private equity en 2014. Une proportion bien supérieure à ce qu’elle n’était à l’aube de l’exercice 2013 (15%). Les investisseurs semblent avoir quelque peu repris confiance dans le retour à la croissance: l’environnement économique reste une incertitude pour 22% d’entre eux, contre 26% un an plus tôt.
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