Le potentiel de hausse du CAC 40 ne lui permet pas de rattraper son retard
Une confiance sans faille dans les marchés actions. Alors que le S&P 500, l’Euro Stoxx 50, le CAC 40 et le Nikkei ont touché de nouveaux records en janvier, le Panel Actions, parfois en retard sur cette progression continue des Bourses, a encore relevé ses objectifs sur tous les indices. Néanmoins, les 21 gérants du Panel Actions interrogés par L’Agefi entre les 17 et 29 janvier 2026, ont été plus prudents sur la place parisienne. Il est vrai qu’en janvier, le CAC 40 a perdu 0,28%, alors que l’Euro Stoxx 50 a gagné 2,7%, le S&P 500 1,2% et le Nikkei 5,93%.
Un panéliste sur deux n’a pas modifié ses objectifs à six mois sur le CAC 40. Et même quatre (Candriam, CMAM, LBP AM et Swiss Life AM) ont légèrement réduit leur cible. Le Panel table désormais sur une progression de 3,5% à six mois, avec Carmignac qui vise toujours les 9.000 points (+11%). A horizon un an, une gestion sur deux a rehaussé ses objectifs. Seuls Candriam, CMAM et Swiss Life AM les ont réduits. La Bourse parisienne dispose d’un potentiel de gain de 6%, mais avec une large amplitude entre Sienna IM (+1,5%) et Carmignac (+14,5%).
Du côté de l’Euro Stoxx 50, la quasi-totalité des gestions ont relevé leurs perspectives à six et douze mois. Une nécessité alors que l’objectif à six mois donné en janvier est déjà dépassé ! L’indice pan-européen est attendu en progression de 2,8% d’ici à cet été, et de 5,8% dans un an, de -1,5% pour Sienna IM à +9% pour Carmignac et Lazard.
Wall Street garde le vent en poupe
Outre-Atlantique, le franchissement de la barre des 7.000 points donne un nouvel élan au S&P 500, mais si LBP AM et Raymond James ont légèrement réduit leur cible à un an. Wall Street devrait légèrement progresser de 4% d’ici à début août, et gagner 7% sur un an, de -4% pour Sienna IM à +14% pour Mirabaud AM et Richelieu Invest. Le consensus table désormais sur une croissance des bénéfices des sociétés américaines « proche de 15 % tirée principalement par les technologies de l’information, notait récemment Candriam. Dans ce contexte, les actions américaines se négocient à 22 fois les bénéfices prévisionnels, un niveau supérieur aux moyennes de long terme, mais pas excessif au vu des perspectives de croissance actuelles. »
Quant aux actions japonaises, elles poursuivent sur leur lancée. En trois ans, le Nikkei a quasiment doublé de valeur et pourrait encore grappiller 1,5% en six mois et 3,8% en un an, de -11% pour Sienna IM à +13% pour Carmignac. « Les efforts réalisés ces dernières années par de nombreuses entreprises japonaises pour améliorer leur rentabilité portent leurs fruits, relevait Lazard en fin de semaine dernière. La croissance des bénéfices par actions est ainsi attendue à +10% en 2026 par le consensus de marché, une dynamique également soutenue par la sortie de la période d’inflation nulle, voire négative, qui a longtemps caractérisé l’économie nippone. »
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