Le pipeline des LBO français se garnit
Très actif sur les derniers jours de juillet avec les dossiers Tractel, Studialis et Compagnie du Ponant, le marché français des LBO s’annonce tout aussi dynamique pour le dernier quadrimestre 2015. InfoPro Digital vient d’ajouter son nom à la liste des processus de vente lancés ou sur le point de l’être dans l’Hexagone. Apax Partners, au capital depuis 2007, vient de mandater Rothschild pour céder le groupe d’information professionnelle, comme l’ont révélé Les Echos.
Issu du mariage d’InfoPro (L’Usine nouvelle, L’Argus de l’assurance…) et du Moniteur, le groupe affichait 288 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2014, dont 45% sur le numérique. Apax, qui ne fait pas de commentaires, en attendrait 700 millions d’euros, un prix jugé élevé.
D’autres dossiers devraient aboutir plus vite. Areva va se séparer de sa filiale de mesure de la radioactivité, Canberra, qu’il avait déjà tenté de vendre en 2013 à Astorg pour 310 à 350 millions d’euros. De sources financières, trois fonds seraient encore en lice pour un deuxième tour d’enchères attendu fin octobre: 3i, Triton et Charterhouse, qui a en portefeuille un concurrent de Canberra, Mirion Technologies.
L’ouverture du capital d’Alcatel-Lucent Submarine Networks (ASN) pourrait quant à elle se concrétiser en octobre. PAI Partners et Towerbrook sont candidats à une prise de participation dans la filiale de câbles sous-marins.
Le plus gros dossier du moment est la vente d’Oberthur Technologies, qui pourrait avoisiner les 2 milliards d’euros. Deux consortiums, l’un associant PAI Partners à Silver Lake, l’autre Eurazeo à Carlyle, se disputeraient le spécialiste des cartes à puces dans ce processus organisé par Rothschild. Carlyle est par ailleurs à la vente avec la chaîne hôtelière B&B, dont le fonds a confié le mandat à Morgan Stanley. Le prix espéré, un milliard d’euros, fait dire à plusieurs banquiers que l’actif conviendrait davantage à un acteur de l’industrie. Un groupe chinois serait intéressé.
Enfin, Deutsche Bank a été mandatée pour céder Webhelp. Son propriétaire, Charterhouse, espère en retirer un milliard d’euros, alors que son LBO sur le spécialiste des centres d’appels et d’emailing en 2011 s’était réalisé autour de 300 millions d’euros. Depuis, la société a porté son chiffre d’affaires à 650 millions en s’appuyant sur des acquisitions.
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