Le marché secondaire du private equity bruisse de nouvelles cessions

HSBC aurait mandaté Campbell Lutyens pour organiser la vente de 2 milliards de dollars de parts de fonds de capital-investissement
Antoine Landrot

Les banques continuent d’alimenter le marché secondaire des fonds de capital-investissement. HSBC aurait mandaté l’intermédiaire Campbell Lutyens pour étudier la vente de Direct Principal Investment, selon le magazine Financial News. Cette activité de private equity, qui investit des tickets compris entre 25 et 75 millions de dollars dans des sociétés non cotées, détient un portefeuille de participations évalué en valeur de marché à 2,7 milliards de dollars au 31 décembre 2013 (2 milliards d’euros), selon le rapport annuel de la banque. Un an plus tôt, la valeur du portefeuille atteignait 2,9 milliards de dollars.

L’information n’a pas été confirmée, mais le fait qu’une banque telle que HSBC souhaite réduire son exposition au capital-investissement n’est pas une surprise. En prévision de l’application de la règle Volcker aux Etats-Unis (qui limite l’activité pour compte propre des banques), fixée au mois de juillet 2015, et des normes de Bâle 3, la plupart des grandes banques tentent de céder ou ont cédé leurs intérêts dans le private equity. Cette tendance alimente d’ailleurs l’activité des fonds secondaires depuis 2010.

Certaines ont cédé tout ou partie de leur portefeuilles de participations, comme Bank of America (d’une valeur comptable de 1,9 milliard de dollars), Citigroup (1,7 milliard), Barclays (740 millions de dollars), Natixis (640 millions d’euros), HSH Nordbank (620 millions d’euros) et Lloyds Banking Group (480 millions de livres, mais la banque a conservé un intérêt de 30%).

Les transactions de parts de fonds de private equity ont atteint un record à 27,5 milliards de dollars en 2013, selon l’intermédiaire Cogent Partners. Il anticipe une augmentation du montant des transactions supérieure à 10% en 2014. Coller Capital, Ardian (ex-Axa PE) et Lexington Partners ont été les grands animateurs de ce marché du côté des acquéreurs.

Les cessions ont également concerné les filiales d’investissement, lesquelles ont pris leur indépendance. On peut notamment recenser les cas de Barclays Private Equity, devenu Equistone Capital Partners, Crédit Agricole Private Equity, rebaptisé Omnes Capital, North Cove Partners, issu de Bank of America, de même que Ixen Partners, NI Partners et Initiative & Finance, qui ont quitté le giron de Natixis. LDC (ex-Lloyds TSB Development Capital) est toujours dans le giron de Lloyds Banking Group, mais l’éventualité d’une séparation est en suspens depuis 2010.

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