Le marché primaire du high yield est poussé à la transparence
L’Association des marchés financiers en Europe (AFME) a publié hier une liste de questions type pour servir de support aux investisseurs dans les road-shows organisés sur les émissions d’obligations high yield. Ce nouveau cadre veut inciter les investisseurs à se pencher plus attentivement sur les documents et contrats rédigés dans le cadre des émissions de titres à haut rendement, mais aussi à inciter les émetteurs à davantage de transparence sur les clauses de leurs contrats.
«Les investisseurs ont indiqué qu’il ne leur est parfois pas accordé suffisamment de temps ou d’occasions pour poser les questions sur la structure et les covenants relatifs à une opération, notamment pour les clauses, les termes et les conditions considérés non «standards». Dans ce contexte, le comité des investisseurs de l’AFME a rassemblé une liste de questions, et espère qu’elles se montreront utiles pour répondre aux inquiétudes des banques et des émetteurs concernant les termes et les conditions des obligations high yield», explique Gary Simmons, le directeur opérationnel du département HY de l’AFME.
La liste des questions dressée par l’AFME est regroupée en sept catégories différentes comprenant le changement éventuel de contrôle des porteurs d’obligations HY, les conditions de remboursement des tombées, le montage de la dette (degré de priorité, ratios, panier de facilité de crédit, type de séniorité, caractère dilutif), les garanties, les paiements restreints et les fuites de cash (le build up, degré de levier autorisé), la possibilité de remboursement grâce à des cessions d’actifs ou avec de la trésorerie, ainsi que la possibilité de mettre en place des planchers sur les taux Euribor ou le Libor par l’achat de floors. L’AFME a aussi modifié son guide de règles sur la dette HY pour permettre aux investisseurs de discuter des covenants sur chaque transaction au cours de la phase de marketing.
Un récent rapport de la société de recherche Covenant Review mettait en lumière les pratiques des émetteurs visant à davantage de flexibilité dans l’interprétation des contrats d’émissions obligataires. En réaction, les investisseurs américains ont récemment poussé à modifier les clauses pour l’équivalent de 17 milliards de dollars de nouveaux titres émis notamment par les sociétés General Motors, Marsh & McLennan et Broadcom, rapporte Bloomberg.
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