Le marché immobilier britannique se prépare à un second semestre délicat
Le marché immobilier britannique devrait connaître une évolution en dents de scie, selon le site d’annonces spécialisé Rightmove. Les prix de mise en vente d’un bien immobilier résidentiel à travers le pays ont certes progressé de 0,6% ce mois-ci, à une moyenne de 240.394 livres, l’équivalent de près de 273.000 euros. Il s’agit selon le site qui se targue d’accueillir 90% des annonces nationales de la sixième hausse mensuelle consécutive, portant à 1,1% la hausse du marché sur douze mois glissants.
Mais cette ascension est vouée à connaître un terme prochain, et la hausse de 8,1% engrangée depuis le début d’année devrait céder la place à une baisse pouvant aller jusqu’à 7% en seconde partie d’année, une fois passée l’actuelle «hausse saisonnière de la demande» comme le souligne Miles Shipside, directeur commercial de Rightmove. Le site d’annonces avance comme sources de cette inversion de tendance une hausse du niveau de stocks de biens ainsi qu’un durcissement des conditions d’octroi de crédit de la part des banques. D’un côté donc, le nombre de biens disponibles par agent immobilier ne cesse de croître, de 69 à 78 entre janvier et juin au fil d’une progression régulière. Un atout de poids pour la négociation au bénéfice des acheteurs. De l’autre, Miles Shipside avance que le volume de nouveaux prêts «reste coincé à la moitié de son niveau» de 2007. Les récentes nouvelles encourageantes sur le front de l’emploi laissent pourtant espérer le maintien d’un taux peu élevé de ventes forcées du fait de non-respect des conditions d’emprunt.
Le site souligne dès lors que la modeste progression des prix en 2011 constituera tout de même un bilan plus favorable que la stagnation observée l’année dernière. Rightmove avait publié une hausse de 7,4% des prix au premier semestre 2010. Alors qu’il misait en décembre sur un repli de 2 à 5% des prix cette année, le site table désormais sur une hausse limitée à 2%.
Au sein de son panorama national des prix, Rightmove met en lumière des «réalités économiques divergentes» au bénéfice d’une moitié Sud du pays. Les prix à Londres (+1,8% en juin) particulièrement se situeraient désormais à un plus haut historique, la demande étrangère en biens haut de gamme gagnant du terrain jusqu’à la banlieue de la capitale britannique.
Plus d'articles du même thème
-
Schneider Electric indispose les investisseurs en ciblant l’américain PTC
Payée en numéraire, cette acquisition qui dépasse 20 milliards d’euros risque de peser sur la structure de bilan de l’équipementier électrique français. -
Le risque France se propage aux obligations d’entreprises
L’immunité pour le marché du crédit est terminée. Celui-ci s’écarte à son tour, affecté par la volatilité sur les taux. Les émetteurs français sous-performent alors que le spread entre la France et l’Allemagne a atteint un plus haut de près de quinze ans même si les groupes internationaux peuvent jouer les actifs refuges. -
Le gouvernement s’attaque aux avoirs en déshérence
Un prélèvement de 17 % sera appliqué de manière réversible sur les fonds en déshérence récupérés par la Caisse des dépôts et des consignations, qu’ils soient placés en assurance vie ou sur les comptes bancaires.
ETF à la Une
Le marché européen des ETF engrange 127 milliards d’euros au troisième trimestre 2026
- L'ACPR stoppe Wakam dans sa course en l'obligeant à cesser ses souscriptions
- CNP Assurances fait un nouveau pas en dehors du réseau de La Banque Postale
- Les gestions anticipent une résistance modérée des Bourses
- Le prix du pétrole retombe sous 100 dollars le baril
- L’IA ne sait pas lire correctement les résultats du CAC 40
Contenu de nos partenaires
-
Qui est Jay Clayton, le nouveau « tsar » de l’IA aux Etats-Unis ?
Nommé par Donald Trump pour piloter la Super Intelligence Force, le directeur du renseignement national hérite d'un domaine stratégique sans posséder d'expertise technique -
StratégieViolences, risques de récupération… : comment les syndicats veulent contourner les pièges du mouvement des lycéens
Face à la fronde des lycées, les organisations syndicales tentent d'encadrer la mobilisation prévue mardi à Paris, prudentes face au risque d'être accusée de faire de la récupération -
Têtes brûléesBlocage des lycées : la colère sans mode d'emploi
Après deux semaines de blocus lycéens, organisations lycéennes, étudiantes et syndicales manifestent ce mardi 6 octobre. Une tentative de structurer un mouvement jusqu'ici gazeux, souvent violent, et insaisissable pour le gouvernement