Le marché des sukuk pâtit de la désaffection de la Malaisie
Le retrait, en tant qu’émetteur, de la banque centrale malaisienne porte un coup dur au marché des sukuk, l’équivalent des obligations dans la finance islamique. Ce sont ainsi près de la moitié des émissions qui auraient dû avoir lieu en 2015 qui ne se feront pas selon une étude de Standard and Poor’s publiée le 7 juillet.
Malgré cela, les auteurs remarquent que le reste des émetteurs ont mis sur le marché pro ou prou une quantité équivalente d’obligations islamiques par rapport à la même période en 2014, soit environ 50 milliards de dollars. Les trois quarts des émissions proviennent de gouvernements ou d’entités publiques situés exclusivement au Moyen-Orient ou en Asie. Les auteurs notent à ce propos qu’il n’y a eu aucun nouveau contributeur sur le marché pendant le premier semestre 2015 malgré le fait que de nombreux pays, particulièrement en Afrique et en Asie, ont manifesté l’intérêt d’émettre des sukuk. Cependant de nouvelles nationalités sont entrées sur le marché en tant qu’acquéreurs.
Le reste des émissions provient en grande majorité de banques islamiques. Ces tendances devraient se poursuivre sur le reste de l’année 2015 selon les auteurs mais 2016 pourrait être un tournant. Si le pétrole continue d’être aussi bas alors que les pays du Golfe ont maintenu leurs niveaux de dépenses, qu’ils ont financées jusqu’à présent en puisant dans leurs réserves de capitaux, le montant des émissions pourra donc augmenter sensiblement à moyen terme.
Plus d'articles du même thème
-
TPT devient le deuxième superfund britannique à passer l'évaluation du régulateur
TPT Retirement Solutions a levé du capital pour reprendre des régimes de retraite à prestations définies dont l'employeur historique souhaite se défaire. -
Emmanuel Macron était à Doha pour le sommet du Club des fonds souverains pour la planète
Ce point d’étape dans l’agenda du président français a été l’occasion de réaffirmer les engagements des participants pour répondre aux défis structurels de l’économie mondiale. -
Le marché de l’assurance appréhende un nouveau week-end de troubles
Alors que de nouvelles mobilisations contre la vie chère se profilent le week-end du 24 octobre malgré l’interdiction de manifester dans certaines villes, les assureurs ne veulent pas avoir à gérer les conséquences de nouveaux débordements. Le caractère répétitif, simultané et concentré des dommages pouvant conduire à l’inassurabilité de ces risques.
ETF à la Une
La collecte des ETF obligataires bondit de 60% début octobre en Europe
- BNP Paribas augmente la plupart de ses salariés entre 1.000 et 1.500 euros
- Macif Vie est menacée par la Cnil d'une sanction de 7 millions d’euros
- Une panne de Google Cloud a paralysé Revolut et d'autres banques plusieurs heures
- La Société Générale rend 54 salariés de sa filiale titres à UniCredit en Italie
- La retraite par capitalisation cherche sa forme avant la présidentielle
Contenu de nos partenaires
-
Octobre rouge« Si on ne casse pas, on n’obtient rien » : cette jeunesse séduite par la violence
Mûs par une haine de la police, une fascination pour LFI ou une culpabilité de « privilégiés », des lycéens et étudiants jugent que la casse est un dommage collatéral d’une « colère légitime » -
Chasse aux sorcières« Du maccarthysme à l’ancienne » : comment la rhétorique de Lecornu fait les affaires de Mélenchon
A force de voir l’ombre de LFI partout, sans jamais reconnaître ses propres manquements, le chef du gouvernement achève de dresser toute la gauche contre lui -
EditorialFermeté de la justice avec les émeutiers : assez de cris d’orfraie !
Les mêmes qui s’indignent immanquablement des attaques contre les « juges rouges » sont tout à coup bien prompts à accréditer l’idée d’une justice aux ordres