Le marché des fusions et acquisitions n’a pas tenu ses promesses en 2013
Alors que le marché mondial des fusions et acquisitions semblait jusqu’à l’automne dernier avoir retrouvé un nouveau souffle, un quatrième trimestre décevant a finalement entraîné sur l’ensemble de 2013 un repli de 5,9% de la valeur des opérations annoncées à 2.393 milliards de dollars, montrent les statistiques de Thomson Reuters, ce qui représente un plus bas de 4 ans.
Etant donné que les transactions supérieures à 5 milliards de dollars ont représenté un quart de ce total, «l’activité en volume a reculé de 7% avec 36.800 opérations annoncées, au plus bas niveau depuis 2005», relève le fournisseur de données. La chute de 18% des opérations transfrontalières à 738 milliards de dollars est encore plus sévère.
Les transactions effectivement bouclées l’an dernier, qui s’élèvent à 2.036 milliards de dollars, affichent une baisse comparativement moins importante (-4,1%) d’un an sur l’autre. Mais sur les quinze plus importantes transactions annoncées l’an dernier, seulement sept d’entre elles ont pu être menées à bien avant le 31 décembre. En s’accaparant 15% de la valeur globale des transactions annoncées, le secteur de l’énergie s’est révélé le plus dynamique, devant l’immobilier et les télécoms qui ont tous deux fortement rebondi en captant 14% et 11% du total. A contrario l’activité dans le secteur financier et dans les matériaux de base s’est contractée de respectivement 40% et 32% par rapport à 2012.
Les opérations impliquant un intervenant situé dans la zone Europe/Proche-Orient/Afrique (EMEA) ont chuté de 14,5% à 978 milliards de dollars en 2013. Mais l’activité des fonds de capital-investissement sur des cibles européennes, en progression de plus d’un tiers d’un an sur l’autre à 108 milliards, est au plus haut depuis 2008. La transaction la plus importante dans la région sur ce segment a été l’offre de rachat du groupe néerlandais DE Master Blender 1753 pour l’équivalent de 8,6 milliards de dollars en mars dernier. Ce mouvement est visible à l’échelle mondiale, avec une hausse de 22% à 374 milliards des opérations annoncées par des sponsors financiers, surtout dans la technologie, les biens de consommation de base et l’énergie.
Goldman Sachs remporte la palme du classement global des banques conseil, devant JPMorgan, Morgan Stanley et Barclays, la banque américaine s’octroyant également la première position aux Etats-Unis et en Europe, selon Thomson Reuters.
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