Le marché des fusions-acquisitions est au plus bas niveau depuis 2004
Le bilan trimestriel des fusions et acquisitions est loin d’être flatteur, avec une baisse globale de 23% du montant des transactions annoncées à 574,2 milliards de dollars en rythme annuel. «Il faut remonter au premier trimestre 2004 pour enregistrer un début d’année aussi peu dynamique», souligne Dealogic. Le secteur pétrolier et gazier (13,5% du total) arrive en tête des transactions à fin mars, devant l’industrie minière (12,4%) qui a bénéficié de l’offre de prise de contrôle du suisse Xstrata par Glencore pour 48,4 milliards de dollars.
Cette opération, la plus importante depuis septembre 2010, a d’ailleurs contribué à limiter à 21% le repli de l’activité en Europe d’une année sur l’autre (voir graphique). Sur les 174,7 milliards de dollars de transactions annoncées sur des cibles européennes, l’offre sur 66% du capital d’Xstrata représente à elle seule 28% du total de la région, devant la proposition de rachat des minoritaires du britannique International Power par GDF Suez pour 9,6 milliards de dollars (5,5% du total). Si le poids de l’Europe se maintient autour de 30% de l’activité mondiale en valeur, les 2.808 transactions annoncées dans la région au cours des 3 derniers mois sont «au plus bas niveau depuis le dernier trimestre 2004».
La situation semble s’être récemment dégradée, puisque le montant des opérations annoncées en Europe entre le 1er janvier et le 11 avril a chuté de 29% à 192,5 milliards de dollars par rapport à la période comparable de 2011. Les 3.108 opérations recensées dans la région ont représenté 28% du volume global d’activité contre 35% un an plus tôt, soit «la part la plus faible depuis 1997», observe Dealogic.
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