élection présidentielle américaine Trump vs Biden démocrates vs républicains
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Photo chayka1270/Pixabay.
Pour les marchés, le résultat de l’élection sénatoriale en Géorgie, qui se tient ce mardi, n’est pas anodin. Il faisait partie des risques pour cette nouvelle année. «En cas de double victoire démocrate, la probabilité que l’administration Biden adopte des politiques pro-croissance augmentera, qu’il s’agisse de financement supplémentaire pour les programmes de vaccination, de soutien budgétaire aux ménages ou d’investissements publics (par exemple dans les énergies renouvelables), relativise ING. Notre équipe économique s’attendrait à une meilleure dynamique de croissance à partir du deuxième trimestre de cette année.» Le nouveau président américain, qui contrôle déjà la Chambre des représentants, contrôlerait alors le Sénat et donc le Congrès, lui laissant les coudées franches pour mener sa politique.
Avec une réaction probable sur les marchés de taux. Les points morts d’inflation américaine à 10 ans ont dépassé 2% hier, leur plus haut niveau depuis novembre 2018. Les stratégistes d’ING rappellent que l’inflation est considérée comme l’un des plus grands risques pour les marchés financiers cette année. Et si les taux longs nominaux semblent aplatis par l’action de la Fed, un stimulus budgétaire plus important pourrait néanmoins faire bouger les lignes. «La tolérance de la Fed à l’inflation dans le cadre d’un objectif d’inflation moyenne reste vague, notent les stratégistes d’ING. Compte tenu de la suppression d’un certain nombre de risques extrêmes pour les marchés mondiaux en décembre, notamment un plan de relance budgétaire aux États-Unis, un accord commercial sur le Brexit et le lancement des programmes de vaccination, de meilleures attentes de croissance seraient plus pertinentes pour la fixation des taux nominaux».
Reste l’impact pour les marchés actions qui est loin d’être évident. La nette baisse de Wall Street hier (l’un des pires début d’année pour l’indice S&P 500) tient compte de cette incertitude. «Plus de relance budgétaire signifiera une croissance plus élevée, mais peut-être moins de relance monétaire, note Jim Reid. Des rendements plus élevés seraient également défavorables. Une victoire démocrate pourrait également signifier une réglementation plus importante et éventuellement des taxes plus élevées pour les plus grandes entreprises américaines (en particulier dans le secteur de la technologie).»
Mais pour certains ces mesures ne seront pas la priorité de Joe Biden qui a déclaré, lundi, lors d’un événement à Atlanta, la capitale de la Géorgie, qu’une victoire démocrate garantirait une aide directe de 2.000 dollars aux ménages américains. «Les mesures susceptibles de freiner la croissance et la confiance, telles que les augmentations d’impôts ou davantage de régulation pour les entreprise, ne devraient être discutées que les années suivantes», estime-t-on chez ING.
Le Panel Actions peine à suivre la nouvelle progression des Bourses américaine et japonaise en mai. Le CAC 40 et l’Euro Stoxx 50 pourraient gagner 2,6% à six mois et au moins 5% en un an. Wall Street ne gagnerait que 3% en un an.
Les marchés actions ont effacé la correction de mars pour repartir à l’assaut des sommets, notamment Wall Street, portés par une vague de bénéfices exceptionnels et une forte révision à la hausse des perspectives, grâce à l’IA. Mais cette euphorie ne doit pas occulter les nombreux risques encore à l’œuvre.
Le cours du Brent poursuit son repli vendredi et pourrait terminer la semaine sur une baisse supérieure à 10% alors que la perspective d’une amélioration de la situation au Moyen-Orient prend de l’épaisseur.
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