Le LSE récolte les fruits des efforts de diversification menés depuis 2009
Malgré le rachat avorté de la Bourse de Toronto l’an dernier, les bons résultats annuels du London Stock Exchange (LSE) témoignent du succès de la politique de diversification menée depuis trois ans par l’opérateur des Bourses de Londres et de Milan. Le bénéfice d’exploitation avant éléments exceptionnels a ainsi bondi de 30% au 31 mars dernier à 442 millions de livres (550 millions d’euros), à comparer à un consensus de 427 millions. Le chiffre d’affaires global, incluant les revenus provenant des activités de compensation, affiche pour sa part une hausse de 16% à 814,8 millions, stimulé par les dépôts liés à ses activités de contrepartie centrale en Italie.
Alors que les revenus issus des marchés de capitaux (cotation, négoce actions, placements à taux fixes et dérivés) généraient 54% du chiffre d’affaires en 2009, cette proportion ne s’élevait plus qu’à 37% à fin mars 2012 et elle pourrait baisser à 25% l’an prochain. L’acquisition en décembre dernier, auprès de Pearson, des 50% non encore détenus dans le fournisseur d’indices FTSE International, renforcera en revanche sa présence sur le segment des services d’information. La finalisation du rachat de 60% de LCH.Clearnet, attendue d’ici à fin décembre, ferait passer l’ensemble des activités de post trading de 28% l’an dernier à près de 50% du chiffre d’affaires en données pro-forma, offrant au groupe une taille critique dans les dérivés de crédit et de change.
Si les services technologiques ne représentent que 7% du chiffre d’affaires, ils favorisent le développement des plates-formes alternatives de trading tout en contribuant à la maîtrise des coûts qui ont augmenté de 5% à périmètre et change constants l’an dernier. Le directeur général Xavier Rolet juge que l’environnement sectoriel dynamique et très concurrentiel dans lequel évolue le groupe lui donne «de bonnes occasions de croître, tout spécialement dans le domaine de la gestion du risque et de la propriété intellectuelle».
L’opérateur boursier, qui privilégiera cette année «l’intégration des nouvelles acquisitions, le contrôle des coûts et les synergies de revenus», souligne que la situation macroéconomique en Europe évoluait «de manière rapide et incertaine», mais que le spectre élargi de ses activités lui offrait une solide capacité de résistance. Il augmentera donc le dividende distribué au titre de l’année écoulé de 6% à 28,3 pence par action.
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