Le fonds Kurma Biofund II se lance au chevet des maladies rares
La société de gestion KLS Partners, créée en 2009 et dédiée aux sciences de la vie, a levé le voile hier sur le lancement de son deuxième fonds, Kurma Biofund II. Ce fonds de capital-risque a vocation à évoluer «au cœur de l’innovation» selon le président du directoire de KLS Partners, Thierry Laugel, avec une exposition privilégiée aux maladies rares, terre de conquête pour l’industrie pharmaceutique. Ces maladies, rares individuellement, concernent en effet 7 à 9% de la population mondiale, et 1,5% seulement des patients concernés sont soignés avec un traitement spécifique à leur pathologie.
Le champ d’action apparaît donc immense, le capital-risque offrant un relais apprécié par des grands laboratoires qui puisent désormais selon KLS Partners 70% de leurs innovations auprès des jeunes sociétés de biotechnologie. Le géant britannique GlaxoSmithKline fait d’ailleurs partie de la nouvelle aventure «KB II». Thierry Laugel, soutenu par un réseau de recherche académique (institut Curie et institut Pasteur par exemple en France), entend prendre part à des projets commercialisables dans un délai de 4 à 5 ans. Le portefeuille cible sera constitué d’une quinzaine de sociétés européennes.
Le premier closing de «KB II» s’élève à 44 millions d’euros. GSK et Bpifrance (CDC Entreprises) ont contribué à hauteur de respectivement 17,5 et 15 millions, suivis par Idinvest Partners pour 7,5 millions. Le fonds américain de référence NEA (New Enterprise Associates) ainsi qu’un investisseur privé américain anonyme complètent le panel. KLS Partners vise un closing final de 75 millions d’ici à la fin de l’année, misant sur un effet d’entraînement produit auprès des investisseurs institutionnels par la présence de partenaires industriels et financiers de renom.
Ces investisseurs peuvent espérer selon Thierry Laugel récupérer «au moins 2,5 fois» leur mise initiale dans le cadre du nouveau fonds d’une durée de vie de dix ans. Ce qui correspond à un taux de rendement interne visé supérieur à 30% compte tenu du rythme des engagements. KLS Partners n’a pas encore réalisé de sortie sur son premier fonds, à vocation plus large sur la santé et doté de 51 millions d’euros, Thierry Laugel confiant toutefois l’existence d’un premier mandat de cession. «Il y a un banquier au travail», se félicite le dirigeant à propos du lancement de cette nouvelle étape cruciale dans la vie de la société.
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